Newsletter

RDC: « Le Congo n’est pas à vendre » exige l’annulation des rémunérations illégales octroyées aux mandataires publics non actifs

La Coalition Congo N’est pas à Vendre (CNPAV) appelle le Premier Ministre, Sama Lukonde, à retirer les articles 11 des décrets n°23/14 et n°23/14B du 12 Avril 2023 modifiant et complétant les décrets relatifs au statut des mandataires publics des entreprises du portefeuille de l’Etat et des établissements publics.

En effet, ces dispositions permettent le paiement illégal de rémunérations mensuelles aux mandataires publics non actifs.

Dans un communiqué parvenu à DosEco.CD, le CNPAV indique que les mandataires non actifs sont les représentants de l’État congolais qui siègent au sein du conseil d’administration et aux réunions des assemblées générales des entreprises de l’État mais qui ne gèrent pas au quotidien ces entreprises. 

Leur rôleau sein des ces entreprises, explique-t-il, est limité et ne constitue pas un emploi ; les mandataires non actifs exercent généralement d’autres fonctions permanentes et payantes. 

« C’est pourquoi la loi qui fixe l’organisation et la gestion du portefeuille de l’Etat prévoit qu’ils soient payés par jeton de présence pour le temps (partiel) et les tâches limitées qu’ils accomplissent (participation aux réunions du conseil d’administration et des assemblées générales. Or les décrets précités prévoient désormais des revenus mensuels et violent donc manifestement la loi ».

« Le paiement des rémunérations mensuelles aux mandataires publics non actifs est une nouvelle forme de captation des ressources publiques par l’élite politique congolaise au détriment des populations dont près de deux tiers vivent dans l’extrême pauvreté », a déclaré Jean Claude Mputu, Porte-Parole de la Coalition CNPAV. 

Et de poursuivre : « Nous savons que bon nombre des mandataires publics non-actifs sont également des parlementaires qui, du coup, auront droit à une deuxième rémunération mensuelle en plus des émoluments faramineux qu’ils touchent chaque mois ».

Le CNPAV exhorte également le Président Félix Tshisekedi, en sa qualité de Chef du
pouvoir exécutif, à instruire le Premier Ministre de retirer l’article 11 commun aux deux décrets précités. Il invite également le Parlement à interpeller le Premier Ministre et la Ministre du Portefeuille afin de donner des explications sur cette situation.

En cas de non retrait de ces dispositions réglementaires illégales, les membres du CNPAV se réservent le droit de saisir le Conseil d’Etat pour obtenir l’annulation de ces deux décrets illégaux qui octroient des rémunérations mensuelles indues aux mandataires non actifs et ce, au détriment des intérêts des populations congolaises.

Roberto BUTARE 

Dans la même catégorie

RDC : Soupçons de détournement à l’OGEFREM, le DG William Kazumba sommé de s’expliquer sur plus de 1,6 million USD

De lourds soupçons de mauvaise gestion planent sur l’Office de Gestion du Fret Multimodal (OGEFREM). Le vice-Premier ministre en charge des Transports, Voies de...

RDC : le gouvernement alloue 25 millions USD pour la construction du Centre des Infrastructures Félix Tshisekedi

Le gouvernement congolais a alloué une enveloppe de 25 millions USD à la construction du Centre des Infrastructures Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo (CIFATT), un...

Haut-Katanga : Louis Watum lève partiellement la suspension des entités de traitement du Cobalt et Cuivre

Les activités minières et de commercialisation de certaines entités de traitement de la filière cupro-cobaltifère ont repris de manière partielle et temporaire dans la...

Diffamation : Israël Mutombo devant le spectre de la prison ferme (Tribune)

Nous assistons à une dérive inquiétante de la pratique journalistique, où le sensationnalisme prime sur la rigueur des faits. Le 15 janvier 2026, Israël...

RDC : le gouvernement prépare sa première émission d’eurobond de 750 millions $

Le gouvernement prévoit de lever 750 millions de dollars en avril à travers sa première émission obligataire internationale, afin de financer des projets d’infrastructures,...

RDC : le chinois LiuGong envisage une implantation locale axée sur les équipements de construction et le transfert de compétences

Le groupe chinois LiuGong, l’un des principaux fabricants mondiaux d’équipements de construction, projette de s’implanter en République démocratique du Congo en vue d’y commercialiser...

Davos 2026 : la RDC mise sur des partenariats de long terme axés sur la valeur locale et le transfert de compétences

À l’occasion de la 56ᵉ réunion annuelle du Forum économique mondial, organisée à Davos (Suisse) du 19 au 23 janvier 2026, la République démocratique...

Parus récemment

Articles populaires

En savoir plus sur DosEco

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

Poursuivre la lecture