Le président de la République, Félix Tshisekedi, s’est entretenu vendredi dernier à Kinshasa avec une délégation d’acteurs du secteur bancaire et du Fonds monétaire international (FMI), autour du projet de création de l’Institut monétaire africain (IMA), annoncé pour 2026.
Les échanges ont porté sur l’état d’avancement de cette initiative continentale, dont la vocation est d’harmoniser les politiques monétaires en Afrique et de préparer la mise en place d’une architecture financière intégrée.
Lors de son dernier sommet tenu à Addis-Abeba, en Éthiopie, l’Union africaine (UA) a approuvé l’adhésion permanente du Nigeria au conseil d’administration de l’Institut monétaire africain (African Monetary Institute, AMI). Cette structure est conçue comme une étape préalable à la création de la Banque centrale africaine (BCA) et, à terme, d’une monnaie unique pour le continent.
Le projet de monnaie unique africaine s’inscrit dans une dynamique ancienne. Il trouve ses fondements dans le Traité d’Abuja de 1991, qui établissait un calendrier progressif pour l’intégration économique du continent et la mise en place d’une Communauté économique africaine. Depuis la création de l’UA en 2002, l’initiative a été relancée avec l’ambition, à terme, d’aboutir à une monnaie commune — souvent désignée sous l’appellation « afro » — appelée à remplacer les monnaies nationales et à renforcer la souveraineté monétaire des États africains.
La rencontre a réuni notamment le gouverneur de la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC) et président en exercice de l’Association des Banques Centrales Africaines (ABCA), Yvon Sana Bangui, ainsi que Regis O. N’sonde, administrateur du groupe Afrique III au FMI. Le professeur Jephté Sumbu, récemment nommé premier administrateur suppléant au sein de l’institution de Bretton Woods, a également pris part aux échanges.
Prince OKENDE