La République démocratique du Congo dispose, à ce stade, de stocks suffisants pour garantir l’approvisionnement national en carburant jusqu’au mois de juin prochain. L’assurance a été donnée vendredi 13 mars à Kinshasa par la ministre des Hydrocarbures, Acacia Bandubola, lors de la 82ᵉ réunion du Conseil des ministres présidée par le chef de l’État Félix Tshisekedi à la Cité de l’Union africaine.
D’après le compte rendu de la réunion présenté par le porte-parole du gouvernement Patrick Muyaya, la situation actuelle de l’approvisionnement en produits pétroliers reste «globalement maîtrisée ».
« Le stock disponible permet d’assurer la couverture des besoins du pays jusqu’au mois de juin, tandis que plusieurs navires transportant des cargaisons sont attendus dans les prochaines semaines afin de renforcer le niveau de stockage et de garantir la continuité de la distribution sur le marché intérieur », a-t-il déclaré.
Au cours de ce conseil des ministres, la ministre des Hydrocarbures a également présenté aux membres du gouvernement une analyse de l’impact potentiel de la fermeture de deux axes majeurs du commerce énergétique mondial, à savoir le Détroit d’Ormuz et le Canal de Suez, sur l’approvisionnement du pays en produits pétroliers.
Selon les données rappelées lors de cette communication, ces deux corridors maritimes concentrent une part importante du transit mondial de pétrole : près de 20 % de la consommation pétrolière quotidienne mondiale passe par le détroit d’Ormuz, tandis qu’environ 10 % transite par le canal de Suez. Leur fermeture, dans un contexte de tensions sécuritaires persistantes au Moyen-Orient, perturbe les circuits d’approvisionnement internationaux et accentue la volatilité des marchés.
Face à cette situation, la ministre a présenté une série de mesures d’atténuation à court, moyen et long termes. Celles-ci visent notamment à préserver le système d’approvisionnement national en produits pétroliers, tout en limitant les effets potentiels de la hausse du prix moyen frontière sur les prix à la pompe.
Ces mesures devraient également contribuer à renforcer le niveau des stocks stratégiques et à maintenir la stabilité du marché intérieur, tout en préservant l’équilibre budgétaire de l’État face aux répercussions de la crise énergétique internationale.
Le gouvernement a, selon le compte rendu, marqué son accord pour accompagner l’accélération de la mise en œuvre de ces dispositions, afin de réduire les impacts économiques et budgétaires susceptibles de découler des tensions actuelles sur le marché mondial de l’énergie.
Prince OKENDE