Le Vice-Premier ministre en charge de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba, poursuit avec intensité la mise en œuvre des réformes structurelles du secteur pétrolier, dans un contexte international marqué par une forte volatilité des cours. C’est dans ce cadre que le Comité de Suivi des Prix des Produits Pétroliers (CSPPP) a tenu, le lundi 16 mars 2026, une réunion technique consacrée à la révision de la structure tarifaire des produits pétroliers terrestres dans la zone d’approvisionnement Sud. Cette zone, essentielle pour les activités extractives, alimente principalement les sociétés minières et leurs sous-traitants.
Cette révision intervient dans un environnement international sous tension, consécutif au conflit entre l’Iran et les États-Unis, dont les répercussions sur les marchés des produits raffinés se font déjà sentir. Entre janvier et mars 2026, le prix du baril a ainsi bondi de 62,5 USD à 103,5 USD, exerçant une pression directe sur les coûts d’importation.
Face à ce choc exogène, l’approche pilotée par le VPM de l’Économie s’inscrit dans la continuité des réformes engagées en juillet 2025, fondées sur le principe de vérité des prix. Dans ce dispositif, les sociétés minières et leurs sous-traitants ne bénéficient plus de la subvention de l’État, contrairement au marché domestique, permettant ainsi une meilleure rationalisation des ressources publiques.

À l’issue des travaux, le CSPPP a validé une nouvelle structure des prix pour la zone Sud. Le gasoil enregistre une hausse, passant de 1,70 USD à 2,43 USD le litre, tandis que l’essence évolue de 1,60 USD à 2,08 USD le litre. Ces ajustements traduisent une adaptation rigoureuse aux réalités du marché international, sous la supervision directe de l’exécutif économique.
Le taux de change applicable reste indexé sur celui de la Banque centrale du Congo, en vigueur la veille du jour ouvrable de la mise à la consommation des carburants, garantissant ainsi la cohérence macroéconomique du dispositif.
Au-delà des chiffres, cette opération met en evidence le travail de fond engagé par Daniel Mukoko, dont la coordination étroite avec les acteurs publics et privés permet d’assurer la continuité de l’approvisionnement énergétique dans un environnement contraint. Une mobilisation multisectorielle a d’ailleurs marqué cette réunion, avec la participation des sociétés pétrolières membres de la FEC Sud, notamment United Petroleum, le groupe SIL, Mulykap, PMJ, Engen, Congo Oil, Global Oil et TotalEnergies, ainsi que SEP Congo.

Des représentants de la Présidence de la République, de la Primature et des ministères sectoriels — Hydrocarbures, Finances, Portefeuille — ainsi que de la Direction générale des douanes et accises (DGDA) ont également pris part aux échanges, aux côtés de la Banque centrale du Congo.
Par cette action, le gouvernement, sous l’impulsion du VPM de l’Économie, confirme sa capacité à absorber les chocs externes et à piloter avec rigueur un secteur stratégique, au cœur de la stabilité économique nationale.
Prince OKENDE