Un glissement de terrain survenu dans la nuit du 10 au 11 mars 2026 sur le site minier de Safi, dans la concession de Boss Mining (Groupe ERG) à Kakanda, province du Lualaba, a coûté la vie à onze creuseurs artisanaux. L’événement, qui s’est produit dans une zone formellement interdite à l’accès non autorisé, a conduit le ministère des Mines à annoncer une série de mesures correctives visant à prévenir la répétition de tels drames.
Selon un communiqué du ministère des Mines consulté par DosEco, les faits se sont déroulés sur le permis d’exploitation n° 469, attribué à Boss Mining. Les victimes étaient des exploitants artisanaux présents irrégulièrement dans le périmètre industriel. Dès les premières heures, les services de l’État ont été mobilisés en coordination avec les autorités provinciales et les équipes de secours pour porter assistance aux blessés et procéder aux opérations de recherche et d’identification des victimes.
Une enquête de terrain, conduite dans la foulée du drame, a permis d’établir les circonstances ayant conduit à la présence de ces personnes dans une zone à accès restreint. Ses conclusions ont directement alimenté le train de mesures annoncé par le ministre des Mines.
Trois axes d’intervention pour rétablir l’ordre
Le plan d’action gouvernemental s’articule autour de trois leviers
Le premier axe consiste à la formalisation et protection des exploitants artisanaux. Le ministère des Mines, en collaboration avec le Service d’assistance et d’encadrement de l’exploitation minière artisanale et à petite échelle (Saemape) et les autorités provinciales, lancera un programme d’identification et de transfert progressif des creuseurs artisanaux vers des Zones d’Exploitation Artisanale (ZEA) spécifiquement aménagées. L’objectif est d’offrir aux exploitants de bonne foi un cadre légal et sécurisé, en dehors des périmètres industriels, assorti d’un accompagnement technique permanent par les services de l’État.
Le deuxième axe consiste à la Restauration de la légalité sur la concession. Le gouvernement réaffirme sa volonté de rétablir Boss Mining dans la plénitude de ses droits sur le permis PE 469. L’État s’engage à sécuriser intégralement le site afin de permettre, à terme, la reprise des activités industrielles dans un environnement assaini et libéré de toute occupation non autorisée.
Le dernier axe consiste à la Répression des réseaux illicites. Le ministère confirme la suspension des entités de traitement ayant acquis des substances minérales issues de sites opérant hors cadre légal. La Justice a été formellement saisie pour poursuivre les instigateurs de l’exploitation clandestine, en particulier ceux qui la financent et l’organisent.


Prince OKENDE