Le Vice-Premier Ministre et ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba, a pris part, mercredi 18 mars 2026 à Kinshasa, au premier panel du Forum Médias Chine-RDC, tenu à l’Hôtel Béatrice sous le thème « Modernisation à la chinoise et voie de développement de la RDC : exploration conjointe de nouvelles trajectoires gagnant-gagnant ».
À cette occasion, il a livré une vision structurée et ambitieuse de la transformation économique de la République démocratique du Congo (RDC), articulée autour de trois axes majeurs : la diversification économique, la valorisation des ressources naturelles et le renforcement de la coopération sino-congolaise.

Les médias, pilier de la transparence économique
Daniel Mukoko Samba a d’emblée souligné le rôle stratégique des médias dans le développement économique du pays. Selon lui, ils constituent un pilier essentiel pour éclairer l’opinion publique, renforcer la transparence des politiques publiques et améliorer la compréhension des enjeux économiques.
Ce membre du gouvernement a également insisté sur leur fonction de passerelle entre les peuples, favorisant une meilleure connaissance mutuelle des cultures, des réalités économiques et des opportunités de coopération.
Diversification économique : un impératif stratégique
Sur le plan économique, le Vice-Premier Ministre a mis en exergue la nécessité de réorienter la coopération sino-congolaise, historiquement concentrée sur les secteurs extractifs et les infrastructures, vers la diversification économique et la création de chaînes de valeur complètes. Il a rappelé que l’économie congolaise reste largement tributaire de l’exploitation des ressources minières, ce qui, bien que représentant un avantage comparatif majeur, expose le pays aux fluctuations des prix internationaux.
Pour y remédier, Daniel Mukoko Samba a plaidé pour la transformation de la rente minière en levier de développement de secteurs productifs diversifiés, notamment l’agro-industrie. Il a cité le potentiel de filières telles que le maïs, le riz, le blé, l’huile de palme, le café, le cacao et le piment, en insistant sur la nécessité d’une approche intégrée des chaînes de valeur, allant de la production à la transformation industrielle jusqu’à la distribution.
Valorisation locale des ressources naturelles
Le ministre a également plaidé pour une meilleure valorisation des ressources naturelles, citant notamment le bois et le cobalt. Il a encouragé le développement de la transformation locale afin de stimuler des industries à forte valeur ajoutée, telles que la fabrication de meubles, de matériaux de construction, de produits papetiers, ainsi que de composants pour batteries destinées aux véhicules électriques — un segment en pleine expansion dans le contexte de la transition énergétique mondiale.
Au niveau des entreprises, il a appelé à renforcer la compétitivité à travers l’innovation, la maîtrise technologique, l’amélioration des infrastructures et la formation des ressources humaines. Selon lui, cette dynamique permettra de réduire la vulnérabilité de l’économie nationale, de stimuler une croissance durable, de créer des emplois pour une population jeune et dynamique, et de stabiliser les recettes publiques.
Dans cette perspective, Daniel Mukoko Samba a mis en avant le rôle déterminant que peut jouer la coopération sino-congolaise. Fort de son expérience en matière d’industrialisation et de développement des infrastructures, la Chine apparaît, selon lui, comme un partenaire stratégique incontournable pour accompagner la RDC dans ses ambitions de transformation économique, notamment dans les domaines de l’énergie, de l’industrialisation, de l’innovation et du développement des compétences.
Le Vice-Premier Ministre a conclu en affirmant que la RDC se trouve à un tournant décisif de son histoire économique, et que ses ressources naturelles doivent désormais servir de socle à une économie diversifiée, industrielle et créatrice d’emplois. « Je souhaite que ce Forum Médias marque une nouvelle étape dans le renforcement de la coopération entre la Chine et la RDC, ainsi que dans la construction d’un partenariat durable au service du développement », a-t-il déclaré.
DosEco