Le Vice-premier ministre en charge de l’économie nationale, Daniel Mukoko Samba, a annoncé au gouvernement l’organisation du troisième Forum économique RDC-Angola, prévu du 31 mars au 3 avril 2026, dans le cadre du renforcement des relations bilatérales entre les deux pays.
C’était au cours de la 83ème réunion du conseil des ministres, présidée vendredi 20 mars par le Président de la République Félix Tshisekedi.
Inscrit dans la dynamique de consolidation des relations bilatérales entre les deux voisins d’Afrique centrale, cet événement ambitionne d’ériger la proximité géographique, la complémentarité économique et la convergence politique des deux exécutifs en socle d’un partenariat structurant, concret et pérenne.
Placée sous le haut patronage du président Félix Tshisekedi, cette troisième édition entend franchir un cap décisif, celui de la transformation des déclarations d’intention en opportunités économiques tangibles. Le thème retenu — l’intégration sous-régionale et le développement du commerce transfrontalier — reflète une ambition affichée de faire de l’axe Kinshasa-Luanda un corridor économique structurant à l’échelle de l’Afrique centrale et australe.
Un cadre stratégique à vocation opérationnelle
Selon le porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya, le forum ne se limite pas à un exercice diplomatique de façade. Il constitue, selon ses propres termes, « un cadre stratégique de dialogue, de concertation et de projection commune », articulé autour de trois axes prioritaires : la fluidification des échanges commerciaux, la sécurisation des corridors économiques et la promotion des investissements croisés entre les deux pays.
Cette orientation marque une inflexion notable par rapport aux éditions précédentes, avec une volonté déclarée de capitaliser les acquis engrangés et d’orienter désormais la coopération bilatérale vers des résultats mesurables — indicateur d’une maturité croissante du partenariat entre Kinshasa et Luanda.
Le VPM Daniel Mukoko Samba a par ailleurs insisté sur l’impératif d’une coordination interministérielle renforcée, au regard du caractère transversal du forum et de ses implications dans de multiples secteurs de l’économie nationale. Une exigence de cohérence gouvernementale qui traduit, en creux, les limites observées lors des précédentes éditions en matière d’articulation institutionnelle.
Le gouvernement entend ainsi garantir non seulement les retombées diplomatiques de ce rendez-vous, mais également ses effets économiques et institutionnels durables pour les deux nations. La RDC et l’Angola partagent une frontière terrestre et fluviale de plusieurs centaines de kilomètres, un potentiel d’échanges considérable encore largement sous-exploité, et des complémentarités sectorielles — notamment dans les domaines de l’énergie, de l’agriculture et des infrastructures — qui font de ce forum un levier stratégique à fort potentiel de valorisation.
Prince OKENDE