Face aux répercussions potentielles de la crise au Moyen-Orient sur l’approvisionnement énergétique en République démocratique du Congo, le gouvernement a décidé de passer à l’action. Le Vice-Premier ministre en charge de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba et la ministre d’État aux Hydrocarbures, Acacia Bandubola, ont annoncé conjointement, une série de mesures d’urgence destinées à sécuriser la chaîne d’approvisionnement en carburant sur l’ensemble du territoire national.
Parmi les dispositions adoptées figurent l’allégement de certains coûts liés à l’importation et au transport des produits pétroliers, le renforcement du mécanisme d’avances aux sociétés pétrolières afin de soutenir leur trésorerie, ainsi que la levée de tous les obstacles au dédouanement accéléré des produits pétroliers, rapporte un communiqué du ministère de l’économie consulté par DosEco.
Les sociétés d’approvisionnement ont par ailleurs reçu instruction d’intensifier le rythme des livraisons, de jour comme de nuit, pour améliorer la desserte des stations à travers le pays. Les deux membres du gouvernement ont tenu à rassurer la population : il n’existe pas de pénurie de carburant en RDC et les stocks disponibles sont suffisants pour couvrir les besoins de l’ensemble du territoire.
Ces mesures s’inscrivent dans le sillage des instructions données par le président Félix Tshisekedi lors de la 82ᵉ réunion du Conseil des ministres, tenue le 14 mars à la Cité de l’Union africaine à Kinshasa. À cette occasion, le chef de l’État avait appelé le gouvernement à adopter une approche anticipative et coordonnée face aux effets potentiels des tensions internationales sur les marchés énergétiques et financiers.
Félix Tshisekedi avait notamment relevé que la situation géopolitique mondiale, marquée par les tensions entre une coalition israélo-américaine et l’Iran, commençait déjà à produire des effets sur l’économie internationale, susceptibles d’affecter indirectement la RDC. Selon le compte rendu du Conseil des ministres présenté par le porte-parole du gouvernement Patrick Muyaya, ces répercussions pourraient se traduire par une hausse des prix de l’énergie, une inflation importée, des incertitudes sur les exportations minières et des pressions sur les finances publiques.
Tout en saluant la résilience globale de l’économie congolaise, le président de la République a appelé l’exécutif à la vigilance et à la cohésion pour préserver la stabilité macroéconomique et protéger le pouvoir d’achat des ménages.
DosEco