Le Chef de l’État, Félix Tshisekedi, a instruit le gouvernement de mettre en place un mécanisme structuré et régulier de financement des missions diplomatiques congolaises à l’étranger. L’instruction a été donnée lors de la 83ème réunion ordinaire du Conseil des ministres, tenue vendredi 20 mars 2026 à Kinshasa.
Invoquant le rôle stratégique des diplomates dans la défense des intérêts nationaux, la promotion de l’image du pays et la mobilisation des investissements étrangers, le chef de l’État a instruit cinq membres du gouvernement — le Vice-Premier ministre du Budget, le Vice-Premier ministre en charge de la Fonction publique, la ministre d’État aux Affaires étrangères, le ministre des Finances et le ministre des Infrastructures — d’engager une évaluation exhaustive du coût global de fonctionnement de l’ensemble des représentations diplomatiques.
« Rappelant le rôle stratégique qu’ils (les diplomates: ndlr) jouent dans la défense des intérêts de la République, la promotion de son image, le développement de la coopération internationale ainsi que la mobilisation des investissements et des partenariats au bénéfice du pays, il a précisé qu’ils constituent l’un des principaux instruments de projection de l’État à l’international, assurant au quotidien la représentation de la nation, la protection de nos compatriotes à l’étranger et la mise en oeuvre de la politique étrangère définie par le gouvernement », rapporte le compte rendu du conseil des ministres.
Cette évaluation devra couvrir les rémunérations du personnel, les loyers des chancelleries et résidences, les frais de fonctionnement ainsi que les arriérés envers les fournisseurs. Sur cette base, les ministres concernés sont chargés de proposer un mécanisme de paiement direct et régulier, reposant notamment sur l’implication de banques commerciales, voire une syndication bancaire.
Le dispositif attendu devra garantir la prévisibilité des paiements, la traçabilité des flux financiers et la conformité aux règles de gestion des finances publiques. Félix Tshisekedi a indiqué y attacher une importance particulière, l’objectif étant de « restaurer pleinement la dignité » des représentations congolaises à l’étranger.
Cette instruction intervient dans un contexte de difficultés chroniques de financement de la diplomatie congolaise, plusieurs missions à l’étranger ayant régulièrement signalé des arriérés de salaires et des problèmes de fonctionnement faute de dotations budgétaires suffisantes.
Célestin KAZADI