En marge de l’assemblée générale ordinaire de l’exercice 2025 tenue lundi à Kinshasa, le Président de la Fédération des entreprises du Congo (FEC), Robert Malumba, a appelé les membres du patronat à demeurer unis et à soutenir, de manière tous azimuts, sa vision pour atteindre les résultats escomptés.
Dans la présentation du rapport de l’exercice 2025, le Patron des patrons congolais s’est dit persuadé que c’est par l’unité qu’ils parviendront à consolider la Fédération comme une véritable force de propositions et d’actions, au service d’un environnement favorable aux affaires.
« Investi du mandat que vous m’avez confié et fort de la confiance du Conseil d’administration, je me dois, par devoir de redevabilité, de rendre compte chaque année des activités menées au nom de notre Fédération. Ce principe statutaire traduit notre engagement à assurer la transparence, la continuité et la responsabilité dans la conduite de notre mission collective. Toutefois, avant de présenter la synthèse du rapport d’activités 2025, je tiens à vous exprimer ma gratitude pour le soutien matériel, financier et moral apporté, sans lequel nous n’aurions pu accomplir notre mission. Je vous invite à préserver l’esprit de solidarité et d’unité qui nous anime, afin de mutualiser nos efforts et de donner à la Fédération les moyens de défendre nos intérêts et de promouvoir les activités de nos entreprises », a-t-il déclaré.
Dans la foulée, cet homme d’affaires a rappelé qu’en clôturant l’exercice 2024, il avait eu l’honneur de partager une vision et de tracer quatre grandes perspectives devant guider l’action collective de la Fédération pour les années 2025 et 2026. Des perspectives qui n’étaient, selon lui, ni de simples déclarations d’intention ni un exercice de style, mais une véritable feuille de route — un engagement pris devant les membres et avec eux pour bâtir une Fédération plus forte, plus unie, plus prospère et plus influente.
« Aujourd’hui, avec beaucoup de fierté et une profonde reconnaissance, je peux affirmer devant cette auguste Assemblée que ces orientations ne sont plus de simples ambitions : elles sont devenues des réalisations concrètes, rendues possibles grâce à votre confiance, votre engagement et votre soutien constant. Premièrement, nous avions pris l’engagement de consolider notre unité interne comme un corps solidaire. Sur ce premier pilier, nous pouvons collectivement être fiers du chemin parcouru. Nous avons su préserver et renforcer la cohésion de notre institution. Cette unité s’est traduite par la tenue régulière de nos réunions du Comité de direction et du Conseil d’administration, devenues de véritables espaces de gouvernance stratégique et de prise de décisions concertées », a-t-il poursuivi.
Plus encore, la Fédération a instauré une discipline institutionnelle qui l’honore : depuis la prise de fonctions de l’actuelle direction, l’Assemblée générale ordinaire se tient dans les délais statutaires, sans aucun report. Un respect des engagements qui, pour le président, démontre la maturité de la gouvernance et la solidité de l’organisation.
« Cette stabilité institutionnelle est avant tout votre œuvre. Vous avez démontré que la FEC est une maison unie, capable de transcender ses différences pour défendre l’intérêt supérieur de l’entreprise congolaise », a-t-il salué.
Deuxièmement, la FEC s’était engagée à développer un plaidoyer collectif puissant. Là encore, les résultats sont au rendez-vous. Grâce à l’unité et à la force de sa voix collective, la Fédération a obtenu du gouvernement la mise en place d’un cadre permanent de concertation entre les secteurs public et privé, devenu aujourd’hui une instance fonctionnelle et opérationnelle.
Au sein de ce cadre, plusieurs concertations de haut niveau ont été organisées autour des préoccupations majeures des entreprises. La FEC y a porté avec détermination les questions relatives au relèvement du SMIG, à la mise en œuvre de la facture normalisée, aux projets de loi modifiant la loi sur la sous-traitance, ainsi qu’au projet de loi sur le contenu local.
« Ces dossiers, qui auraient pu être imposés sans dialogue, ont été discutés, débattus et enrichis grâce à la présence active et responsable de la FEC. Voilà ce que produit une fédération unie : elle ne subit plus les réformes, elle participe à leur élaboration. Elle ne se contente plus de réagir, elle devient un acteur incontournable des politiques publiques », a-t-il affirmé.
Troisièmement, la Fédération avait pris l’engagement de promouvoir la solidarité économique et financière. Et sur ce terrain, les chiffres parlent d’eux-mêmes. En seulement deux années de gouvernance, la FEC a réussi à effacer une dette de près d’un million de dollars américains, héritée de plus d’une décennie. Un résultat qui pouvait sembler hors de portée il y a encore quelques années.
Mieux encore, l’institution a rétabli son équilibre financier et généré des excédents budgétaires, lui permettant de retrouver des marges de manœuvre et de se projeter vers l’avenir avec confiance.
« Cette performance n’est pas uniquement financière ; elle est avant tout morale. Elle prouve qu’une gestion rigoureuse, transparente et responsable peut transformer les difficultés du passé en opportunités pour l’avenir », a souligné Robert Malumba.
Enfin, quatrièmement, la Fédération s’était engagée à renforcer son ancrage national et son ouverture internationale. Là aussi, les résultats dépassent les espérances. Avec le soutien et la mobilisation de ses membres, la FEC a participé à plus de deux cents forums, missions, rencontres et manifestations internationales depuis la prise de fonctions de l’actuelle direction, soit une progression de plus de 400 % par rapport à la période antérieure.
« Cette ouverture sur le monde est le fruit de votre confiance. Car lorsqu’une fédération est forte à l’intérieur, elle devient naturellement crédible à l’extérieur », a-t-il expliqué.
Pour le président, les fondations sont désormais solides, la crédibilité de la Fédération est rétablie et les perspectives qui s’offrent à l’institution sont encore plus ambitieuses.
« Le meilleur de la FEC n’est pas derrière nous ; il est devant nous. Ensemble, poursuivons cette marche. Ensemble, continuons à bâtir une Fédération forte, influente et prospère. Ensemble, faisons en sorte que les générations futures puissent dire que cette Assemblée aura été celle qui a définitivement changé le destin de la Fédération des entreprises du Congo », a-t-il lancé.
Exceptionnellement, Robert Malumba a tenu à rendre un hommage particulier aux membres du Conseil d’administration ainsi qu’à ceux du Comité de direction. Les résultats présentés, a-t-il expliqué, sont le fruit d’une synergie exemplaire entre la vision stratégique, l’orientation et le contrôle exercés par le Conseil d’administration, et l’engagement quotidien du Comité de direction dans la mise en œuvre des décisions.
Dostin Eugène LUANGE