En marge du forum Mining Indaba 2026 tenu à Cape Town, en Afrique du Sud, le Japon a annoncé la mise à disposition d’un financement de 3,5 milliards de dollars américains destiné à appuyer ses entreprises souhaitant investir dans le secteur minier en République démocratique du Congo.
L’annonce a été faite à l’issue d’une rencontre, mardi 10 février, entre le ministre congolais des Mines, Louis Kabamba Watum, et une délégation japonaise conduite par le Vice-ministre de la Coopération internationale. Cet engagement financier vise à faciliter et sécuriser les projets d’investissement japonais dans l’exploration, l’exploitation et la transformation des minerais en RDC.
Selon la partie congolaise, cette décision reflète « la confiance renouvelée des partenaires internationaux dans les réformes engagées par le Gouvernement », notamment en matière de gouvernance, de transparence et de valorisation locale des ressources minières.
Au cours de la même journée, le ministre des Mines a également échangé avec la délégation de l’Union européenne. Les discussions ont porté sur la transformation locale des minerais, le développement des chaînes de valeur, les minerais critiques, la digitalisation des données minières, ainsi que l’extension du projet Umicore–STL, considéré comme structurant pour l’industrialisation du secteur.

Louis Kabamba Watum a réaffirmé, à cette occasion, la vision des autorités congolaises axée sur la création de valeur ajoutée locale. Cette orientation stratégique privilégie la transformation des minerais sur le territoire national, la création d’emplois et l’accélération du développement économique.
La participation de la RDC au Mining Indaba 2026 s’inscrit dans une dynamique de diplomatie économique visant à attirer davantage d’investissements et à consolider des partenariats jugés essentiels pour la modernisation et la diversification de l’économie minière du pays.
DosEco