Le Programme alimentaire mondial (PAM) a sollicité l’appui du Gouvernement congolais pour mobiliser des financements auprès des institutions financières internationales, afin d’assurer la continuité de ses programmes à fort impact en République démocratique du Congo.
Cette demande a été formulée lors d’une audience accordée lundi 30 mars par la Première Ministre Judith Suminwa Tuluka à une délégation du PAM conduite par son Directeur exécutif adjoint, Matthew Hollingworth. Les échanges ont permis de faire le point sur l’élaboration du nouveau Plan stratégique pays (CSP) du PAM, dont l’alignement sur les priorités nationales — notamment le Programme national de développement stratégique (PNSD) — vise à garantir une meilleure cohérence entre les interventions humanitaires et les politiques publiques congolaises.

Le Représentant du PAM en RDC et Directeur pays, David Stevenson, a salué à l’issue de la rencontre la qualité de la coopération entre les deux parties.
« Nous avons une collaboration parfaite avec la RDC. Nous construisons de nouvelles stratégies conjointes avec le Gouvernement. Le programme des cantines scolaires, lancé par la Première Ministre, en fait partie. Nous réfléchissons à l’augmentation de sa capacité afin de toucher tous les élèves du pays », a-t-il déclaré, ajoutant que les deux parties ont également « examiné l’assistance humanitaire à apporter aux déplacés de guerre dans l’Est du pays ».
Cette rencontre intervient dans un contexte d’aggravation des besoins humanitaires, particulièrement dans l’Est du pays, où les conflits armés continuent de provoquer des déplacements massifs de populations. Face à la montée de l’insécurité alimentaire et à la raréfaction des ressources disponibles, le PAM a encouragé le plaidoyer de la Première Ministre en faveur d’un renforcement de l’aide alimentaire d’urgence.
Les discussions ont par ailleurs porté sur la possibilité de mettre en place un corridor aérien humanitaire, destiné à faciliter l’acheminement rapide de l’aide vers les zones les plus enclavées. Au-delà de l’urgence, les deux parties ont évoqué des perspectives d’élargissement des programmes de résilience, dans une logique alliant réponse humanitaire et développement durable.
Prince OKENDE