Le Chef de l’État, Félix Tshisekedi, a pris part vendredi 17 avril au 5ᵉ Forum diplomatique d’Antalya, en Turquie, où il est intervenu lors d’un panel de chefs d’État consacré au « rôle de l’appropriation régionale dans un monde en transformation ».
Prenant position sur l’état du système multilatéral, le président congolais a estimé que ses insuffisances ne justifient pas son abandon.
« Le multilatéralisme a montré ses limites, mais je ne pense pas qu’il soit temps de le balayer. Nous en avons besoin, mais il faut le rebâtir, le refonder à partir des régions », a-t-il déclaré.

L’intégration régionale comme réponse structurelle
Dans la foulée, Félix Tshisekedi a soutenu que l’appropriation régionale présente un double avantage : une plus grande réactivité en période de crise et la création de conditions économiques propices à la stabilité.
« L’appropriation régionale a l’avantage d’apporter une forme de rapidité et de réactivité en temps de crise, mais elle offre également de nombreuses opportunités. Grâce à cette intégration économique, toute la région trouvera des raisons de vivre en paix afin de protéger ses intérêts », a-t-il précisé.
Il a également mis en évidence la proximité historique et culturelle entre pays d’une même région comme facteur facilitant la recherche de solutions communes.
« Les pays d’une même région partagent souvent une histoire, des liens humains et culturels, ce qui favorise une approche plus sereine et pragmatique dans la recherche de solutions adaptées », a-t-il ajouté.

Le corridor de Lobito cité en exemple
Pour illustrer son propos, le chef de l’État a cité le corridor de Lobito comme modèle d’intégration économique régionale.
« Ce corridor d’intégration économique permettra d’acheminer les productions vers des centres de consommation situés sur d’autres continents. Une telle initiative démontre clairement l’intérêt commun des États concernés à vivre dans un environnement pacifique, stable et respectueux des intérêts de chacun », a-t-il indiqué.
Le Président Tshisekedi a par ailleurs réaffirmé que la souveraineté, l’indépendance et l’intégrité territoriale des États constituent, selon lui, le socle d’un ordre international équitable et la condition d’une paix durable.
DosEco