Le directeur général de la société Divo International, Djumpe Mulamba, a comparu vendredi 24 avril 2026 devant la Cour d’appel de Kinshasa-Gombe dans le cadre de l’instruction relative au présumé détournement de deniers publics alloués au Fonds de réparation et d’indemnisation des victimes des activités illicites de l’Ouganda en République démocratique du Congo (FRIVAO).
À l’audience, le dirigeant de cette société a présenté un ensemble de preuves destinées à établir qu’elle n’est pas impliquée dans les malversations reprochées au fonds.
Selon les éléments produits à la barre, Divo International a réalisé un documentaire d’une durée d’une heure et quinze minutes, dont la conception, la post-production, la production, la communication, l’événement de présentation et la distribution mondiale ont été facturés à 640 000 USD hors taxes.
La société affirme et a prouvé que ce documentaire a été formellement réceptionné par le FRIVAO. Le film a été présenté à la cour lors de l’audience de ce vendredi, accompagné de photos et vidéos attestant du travail d’une équipe française et américaine ayant officié pendant quinze jours à Kisangani.
Sur la question du double paiement, la défense a indiqué que Divo International avait elle-même signalé par courrier la réception d’un versement de 512 000 USD en doublon sur son compte, avant de procéder à son remboursement immédiat et d’opérer une compensation avec le solde qui lui restait dû. La société a prouvé en conséquence ne rien devoir au FRIVAO.
La défense a par ailleurs tenu à dissocier expressément Divo International d’un autre documentaire de six minutes dont le coût aurait atteint 1,6 million USD, et qui serait au cœur des poursuites. « Divo n’est donc pas concernée par un documentaire de 6 minutes à 1,6 million USD », a-t-on fait valoir à l’audience.
Il est en revanche reproché au FRIVAO d’avoir versé un acompte à la société après la signature du contrat, mais avant d’avoir obtenu l’avis de non-objection de la Direction générale du contrôle des marchés publics (DGCMP), une irrégularité procédurale dont la défense estime qu’elle « ne peut être reprochée à Divo ».
DosEco