La Banque africaine de développement (BAD) a annoncé, le 8 décembre, l’approbation par son conseil d’administration d’un financement de 160 millions de dollars visant à améliorer la connectivité autour du Parc agroindustriel de Ngandajika (PAIN), dans la province de Lomami, en République démocratique du Congo.
Le projet, dont le coût total est évalué à 177,16 millions de dollars, sera complété par une contribution du gouvernement congolais. Les travaux ont été lancés le 2 décembre par le ministre d’État en charge de l’Agriculture, Muhindo Nzangi.
Selon une note de la BAD, l’initiative vise à désenclaver le PAIN et à le relier plus efficacement aux principaux corridors économiques du centre du pays. Elle prévoit l’aménagement des axes Nkuadi–Ngandajika–PAIN et Lukalaba–Ngandajika, ainsi que l’amélioration des liaisons entre la RN1 et la RN2. Le projet inclut également l’extension de la piste de l’aéroport de Mbuji-Mayi pour renforcer le fret agro-industriel.
La BAD estime que ces investissements profiteront directement aux agriculteurs, aux transporteurs et aux agro-industries des provinces de la Lomami et du Kasaï-Oriental, en réduisant les coûts logistiques et en améliorant l’accès aux marchés. Les femmes et les jeunes, fortement présents dans les chaînes locales de production, figurent parmi les principaux bénéficiaires attendus.
Pour Léandre Bassolé, directeur général de la BAD pour l’Afrique centrale, ce financement constitue « un jalon majeur pour l’intégration économique de l’Afrique centrale et pour l’industrialisation agricole de la RDC ». L’amélioration de l’accès au parc ne relève pas uniquement des infrastructures routières, mais consolide « une chaîne de valeur essentielle et de nouveaux corridors d’échanges, au service de la compétitivité et de l’inclusion économique », a-t-il ajouté.
Le projet s’inscrit dans le Programme des transformations agricoles (PTA) et complète le Programme d’appui au développement de la Zone spéciale de transformation agroindustrielle de Ngandajika (PRODAN).
En octobre, le ministère de l’Agriculture avait lancé un appel d’offres pour recruter les entreprises chargées de réaliser, clés en main, les principales composantes du PAIN. Cela inclut l’aménagement du parc, la construction des infrastructures routières internes, le raccordement énergétique au réseau haute et moyenne tension, les installations d’alimentation en eau potable, la pose de la fibre optique, ainsi que la construction du Centre de services unique et du Centre d’agrégation et des services agricoles.
Prince OKENDE