Dans son nouveau rapport publié mardi 29 juillet à Kinshasa, la Banque mondiale a scruté, de fond en comble, la situation économique de la République démocratique du Congo. Au cours de l’année 2024, la population vivant dans la pauvreté est restée élevée, atteignant 72,9 %, selon le rapport.
Si les tendances démographiques et économiques actuelles se maintiennent, la Banque mondiale estime que le nombre de personnes pauvres pourrait augmenter de 8 millions d’ici 2030.
Selon cette institution de Bretton Woods, le manque d’opportunités d’emploi dans le secteur formel, en particulier pour les jeunes, est l’un des facteurs qui ralentissent la réduction de la pauvreté et compromettent le caractère inclusif de la croissance en RDC.
De plus, l’absence de perspectives professionnelles pour les jeunes pourrait favoriser l’instabilité sociale, en particulier dans un contexte de fragilité et de conflits.
À ce jour, la Banque mondiale pense que l’emploi des jeunes est de mauvaise qualité. De son avis, il est presque exclusivement informel, généralement mal rémunéré, et presque toujours précaire (avec un accès limité aux avantages sociaux et à la protection sociale).
Pour remédier à cela, elle préconise au gouvernement de créer entre 2 et 4 millions d’emplois par an pour absorber les nouveaux arrivants sur le marché du travail et réduire la pauvreté.
Les emplois occupés par les jeunes se concentrent dans le secteur primaire et dans le secteur privé. Près de 7 travailleurs sur 10 effectuent des horaires supérieurs à une semaine de travail normale.
Dostin Eugène LUANGE