Transparence et assainissement du fichier cadastral minier : cap sur une gouvernance responsable du domaine minier national, tel est le thème qui a été abordé par le directeur général du Cadastre minier (Cami), Popol Mabolia Yenga, au cours d’un café de presse organisé ce jeudi 7 août à Kinshasa.
Selon le DG Popol Mabolia Yenga, 3.295 titres miniers ont été enregistrés en mai 2025 par le cadastre minier, contre 3.046 comparés à ceux de 2024, marquant une augmentation globale significative de 8 % en moyenne.
“Le registre cadastral présente une évolution notable entre les périodes de fin mai 2024 et fin mai 2025. Le total général des titres enregistrés est passé de 3.046 en 2024 à 3.295 en 2025, marquant une augmentation globale significative de 8 % en moyenne”, a déclaré Popol Mabolia Yenga.
En effet, le Haut-Katanga demeure la province la plus active, avec 675 titres en 2024 augmentant à 755 titres en 2025, ce qui démontre une hausse marquée principalement dans les catégories de permis d’exploitation (PE), de permis de recherche (PR) et d’autorisation d’exploitation de carrière permanente (AECP).
À en croire le DG Popol Mabolia, le Lualaba, autre province minière, a également observé une augmentation notable, passant de 617 à 687 titres, avec des hausses importantes dans les permis d’exploitation et les permis de recherche.
Le Kongo Central affiche une forte croissance, passant de 229 titres en 2024 à 243 en 2025, en raison d’une augmentation substantielle des titres d’autorisation d’exploitation de carrière permanente (AECP) et d’autorisations de recherche de produits de carrière (ARPC).
La province du Tanganyika connaît une progression de ses titres, de 225 en 2024 à 238 en 2025, principalement dans les permis de recherche et les permis d’exploitation.
Le directeur général du Cami a fait savoir qu’entre 2024 et 2025, l’augmentation des titres miniers est largement portée par les catégories suivantes: le permis de recherche (PR) avec 1.978 titres en 2025 contre 1.816 titres en 2024 ; le permis d’exploitation (PE) s’élève à 641 titres en 2025 contre 606 titres en 2024 ; et l’autorisation d’exploitation de carrière permanente (AECP) est passée de 232 titres en 2024 à 251 titres en 2025. Cette tendance reflète un intérêt croissant pour l’exploration et l’exploitation des ressources minières en République démocratique du Congo, témoignant d’un dynamisme accru dans le secteur minier.
Dans la foulée, le numéro un du Cami a noté que le cadastre minier, entre janvier et mai 2025, a enregistré l’octroi de 143 titres miniers et de carrières couvrant une superficie totale de 3.130 carrés miniers.
“Une lecture attentive des données révèle une très forte concentration de ces titres dans deux provinces du Sud de la RDC, notamment le Haut-Katanga et le Lualaba. À eux seuls, ces deux territoires concentrent 69 % du nombre total des titres délivrés (respectivement 36 % et 33 %) et 69 % des superficies concédées (33 % pour le Haut-Katanga et 36 % pour le Lualaba)”, a-t-il fait savoir.
Ce dernier a tenu à préciser que cette situation traduit l’ancrage historique de l’activité minière industrielle dans cette région, notamment en lien avec l’exploitation du cuivre et du cobalt, mais elle soulève également des questions sur l’équilibre géographique des investissements et sur la valorisation du potentiel des autres régions.
Dans ce contexte, il devient impératif pour l’État d’adopter une politique incitative différenciée, ciblant spécifiquement les zones à fort potentiel mais délaissées par les investisseurs, a-t-il soutenu.
Robert BUTARE