En marge des Assemblées annuelles de la Banque africaine de développement (BAD), ouvertes lundi 25 mai à Brazzaville, l’Association des institutions financières de développement africaines (AIFDA) a tenu sa 52ème session ordinaire. C’est dans ce cadre que le Directeur général du Fonds de Promotion de l’Industrie (FPI) de la République démocratique du Congo, Hervé Claude Batukonke, est intervenu dans un panel de haut niveau consacré à la préparation et au financement des projets.
Prenant la parole, le DG du FPI a rappelé que tout projet industriel ou de développement suit un cycle allant de la conception à la réalisation, et que la qualité de ce cycle dépend largement de l’expertise mobilisée en amont. Il a insisté sur le rôle des structures d’accompagnement à l’échelle continentale, soulignant l’importance du réseautage entre institutions.
« On peut bien financer un projet, mais s’il n’est pas bien analysé, il est voué à l’échec », a-t-il déclaré. Dans un contexte de rareté des capitaux, a-t-il ajouté, tout financement doit répondre à des exigences rigoureuses d’analyse et de préparation.
Hervé Claude Batukonke est également revenu sur le positionnement du FPI dans le processus d’industrialisation du pays, plaidant pour une ouverture régionale et internationale en matière de cofinancement des projets.
Créée sous l’égide de la BAD, l’AIFDA regroupe plus de 100 institutions financières à travers le continent, ce qui explique que ses assemblées se tiennent de manière concomitante avec celles de la Banque. Le FPI est membre de cette association.
Par ailleurs, Christian Yoka, ministre des Finances, du Budget et du Portefeuille du Congo-Brazzaville, qui a présidé l’ouverture des travaux de l’AIFDA, a estimé que les défis auxquels l’Afrique est confrontée ne sont pas une fatalité et peuvent être convertis en opportunités d’investissement. Il a formulé plusieurs recommandations en ce sens à l’intention des participants.
P. OKENDE