La Norvège a annoncé jeudi 22 mai, une contribution de 50 millions de couronnes norvégiennes, soit environ 5,4 millions de dollars américains, au Fonds de contingence sanitaire de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), une semaine après la confirmation d’une nouvelle épidémie en République démocratique du Congo (RDC). C’est ce que rapporte un communiqué des Nations Unies consulté par DosEco.
L’épidémie a été déclarée le 15 mai dans la province de l’Ituri, dans le nord-est du pays. L’OMS l’a qualifiée d’urgence de santé publique de portée internationale. La souche en cause est rare et ne dispose à ce jour d’aucun vaccin homologué ni de traitement spécifique, ce qui place les autorités sanitaires devant un défi de taille.
« La Norvège renforce le Fonds de contingence sanitaire de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) avec une contribution de 50 millions de couronnes norvégiennes suite à une nouvelle épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo (RDC) et en Ouganda. Lorsqu’une maladie dangereuse se déclare, chaque heure compte. Nous devons pouvoir réagir immédiatement, avant que la situation ne s’aggrave. C’est pourquoi nous renforçons actuellement le Fonds de réserve sanitaire de l’OMS. Enrayer les épidémies au plus tôt permet de sauver des vies là où la crise survient et contribue à rendre le monde plus sûr », a déclaré le ministre du Développement international, Åsmund Aukrust.
Selon la source, le fonds visé peut débloquer des ressources en moins de 24 heures. L’OMS y a déjà puisé 3,9 millions de dollars américains pour appuyer la riposte sur le terrain.
Le contexte sanitaire et sécuritaire complique sérieusement les efforts de réponse. Les conflits armés, les mouvements massifs de population et la faiblesse du contrôle gouvernemental entravent le traçage des contacts et accroissent le risque de propagation vers d’autres régions et les pays voisins. À cela s’ajoute une crise humanitaire profonde : plus de 26 millions de personnes sont confrontées à une insécurité alimentaire aiguë dans le pays, un facteur qui aggrave la vulnérabilité des populations face à l’infection.
La contribution annoncée confirme le rôle de premier plan de la Norvège dans le financement de ce mécanisme d’urgence. Le pays scandinave en est l’un des principaux bailleurs : il a représenté plus de 46 % du financement du Fonds de réserve sanitaire de l’OMS en 2025. Cet appui s’inscrit dans un engagement plus large en faveur des services de santé en contexte de crise, évalué à environ 657 millions de couronnes norvégiennes pour la seule année 2025, au bénéfice du Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, des agences onusiennes et d’autres partenaires humanitaires.
Sur le terrain, l’agence de santé publique de l’Union africaine (CDC Afrique) et l’OMS ont lancé une riposte régionale coordonnée pour briser les chaînes de transmission. Oslo mise par ailleurs sur ses partenariats de long terme avec Gavi, l’Alliance du Vaccin, la CEPI et le Fonds de lutte contre la pandémie pour soutenir la suite des opérations.
Prince OKENDE