Le gouvernement congolais, réuni en conseil des ministres, a adopté, mercredi 20 mai à Kinshasa, le projet de loi de finances rectificative pour l’exercice en cours, arrêté en équilibre à 50 295,1 milliards de francs congolais, soit l’équivalent de 21,9 milliards de dollars. Ce niveau traduit un repli de 7,4 % par rapport aux prévisions initiales, selon le compte rendu rendu fait jeudi par le ministre de l’Économie numérique, Augustin Kibassa.
Présenté par le vice-Premier ministre en charge du Budget, Adolphe Muzito, le texte vise à « adapter les prévisions initiales à l’évolution récente de la conjoncture économique » et à préserver la soutenabilité des finances publiques. La contraction observée résulte essentiellement d’une révision à la baisse des ressources extérieures, partiellement compensée par la progression des recettes intérieures, portée par de nouvelles mesures fiscales et les réformes engagées par l’exécutif.
À travers cette rectification, le gouvernement entend aligner le budget sur le nouveau cadrage macroéconomique, intégrer les ressources mobilisées via les emprunts extérieurs — notamment l’Eurobond — et dégager des marges pour financer plusieurs projets structurants. Sont visés en priorité les infrastructures de base, le programme présidentiel de promotion de l’emploi et de l’entrepreneuriat des jeunes, ainsi que les dépenses liées à la sécurité et à l’action humanitaire.
Le texte s’inscrit également dans la continuité des réformes en cours, axées sur la rationalisation de la parafiscalité et l’assainissement des finances publiques. Pour Kinshasa, ce collectif budgétaire constitue un « instrument d’ajustement et de pilotage » destiné à concilier les capacités réelles de mobilisation de l’État et les impératifs de l’action publique, dans un contexte marqué par la volonté de consolider la stabilité macroéconomique et l’autonomie financière du pays.
Le projet de loi rectificatif sera transmis au Parlement pour examen et adoption.
DosEco