Le chef de l’État, Félix Tshisekedi, a convoqué lundi 18 mai, à sa résidence du Mont Ngaliema à Kinshasa, une cellule de crise rassemblant la Première ministre Judith Suminwa, les ministres sectoriels concernés et le directeur général de l’Institut National de Recherche Biomédicale (INRB), le Dr Jean-Jacques Muyembe.
La réunion fait suite au rapport préliminaire remis par le ministre de la Santé publique, le Dr Roger Kamba, de retour de l’Ituri, province identifiée comme épicentre de l’épidémie.
Selon le rapport présenté lors de la réunion, six zones de santé sont actuellement touchées : Mongbwalu et Rwampara en Ituri, Bunia et Nyankunde dans la même province, ainsi que Butembo-Katwa et Goma au Nord-Kivu. On dénombre à ce stade 513 cas suspects et 131 décès. « Il s’agit de décès suspects, et des investigations sont en cours pour déterminer lesquels sont effectivement liés à la maladie », a précisé le ministre de la Santé publique.
Une variante génétiquement distincte, sans vaccin approuvé
Le directeur général de l’INRB a confirmé que le séquençage complet du génome viral révèle qu’il s’agit d’une variante Bundibugyo, génétiquement distincte des souches ayant provoqué les épidémies de 2007 et 2012, et issue directement d’un réservoir animal.
Cette variante ne dispose à ce jour d’aucun vaccin ni traitement spécifique homologué. Face à cette situation, les autorités ont décidé d’activer le protocole médical ayant permis à la RDC de maîtriser ses précédentes crises Ebola.
Le Président Tshisekedi a instruit le gouvernement de prendre toutes les mesures nécessaires pour circonscrire l’épidémie dans les zones affectées et interrompre la chaîne de transmission. Il a par ailleurs appelé la population au calme et l’a invitée à respecter strictement les mesures barrières en vigueur.
DosEco