Monsieur Yann Karalis, cadre du parti Nouvel Élan, a publiquement appuyé ce dimanche la position constitutionnelle défendue par le secrétaire général du parti, Blanchard Mongomba, lors d’un meeting tenu au terrain YMCA de Kinshasa.
Dans une interview accordée à la presse, M. Yann Karalis a exprimé une adhésion pleine et sans réserve aux arguments développés par le directeur de cabinet du Vice-Premier ministre chargé du Budget, Adolphe Muzito.
De son avis, la prise de parole du secrétaire général témoigne la maturité politique d’un parti capable d’articuler des positions de fond sur les questions institutionnelles majeures qui conditionnent l’avenir de la République démocratique du Congo.
« Sa sortie publique témoigne d’une discipline partisane assumée et d’une capacité à relayer avec fidélité les orientations stratégiques portées par la direction du Nouvel Élan — qualités que les observateurs du champ politique congolais ne manquent pas de noter », a-t-il déclaré à la Presse.
Dans son discours, le SG Blanchard Mongomba a développé un argumentaire en plusieurs volets pour justifier la nécessité d’un changement constitutionnel. Le secrétaire général a rappelé que la Constitution en vigueur est une constitution issue des négociations de Sun City, rédigée dans un contexte de belligérance et non émanant du peuple congolais dans sa souveraineté pleine et entière. Il a également relevé qu’au moment de la signature de ce texte en 2006, Joseph Kabila n’avait pas encore le statut de président de la République valablement élu.

Sur le fond, M. Mongomba a identifié plusieurs chantiers prioritaires justifiant une révision : la question de la titrisation des terres, la réorganisation de la décentralisation des provinces et des entités territoriales décentralisées, ainsi que l’introduction de nouvelles dispositions de nature à améliorer sensiblement la gouvernance du pays.
En soutenant publiquement ces positions, M. Yann Karalis contribue à ancrer le Nouvel Élan comme acteur à part entière du débat constitutionnel qui traverse actuellement le champ politique congolais. Le parti du Vice-Premier ministre Adolphe Muzito affirme ainsi sa capacité à produire une réflexion articulée sur les réformes institutionnelles, au-delà des seules considérations budgétaires et économiques qui constituent le cœur du portefeuille ministériel de son leader.

CP