Le Chef de l’État Félix Tshisekedi a ordonné vendredi 15 mai 2026 au gouvernement d’appliquer, « sans complaisance », les mesures coercitives prévues par la loi à l’encontre des auteurs de constructions anarchiques ou non conformes aux normes urbanistiques en vigueur.
C’était au cours de la 89e réunion du Conseil des ministres tenue à la cité de l’Union africaine. Tout en reconnaissant dans l’expansion du bâti un signal positif de dynamisme économique et de modernisation urbaine, le Chef de l’État a dénoncé les dérives qui l’accompagnent.
Il s’agit notamment de l’érection d’immeubles à étages dans des zones réservées aux habitations basses, constructions à proximité d’édifices sensibles de l’État, entreposage anarchique de matériaux — sable, caillasses, moellons — sur la voie publique, avec pour conséquences l’entrave à la circulation, l’obstruction des caniveaux et la dégradation de l’environnement urbain.
« La modernisation de nos villes ne pouvant se faire dans l’anarchie ni au détriment de l’ordre public, de la sécurité collective et des règles d’aménagement du territoire », a-t-il déclaré, appelant à « rétablir l’ordre, l’autorité de l’État et la discipline urbaine ».
Huit injonctions adressées au gouvernement
En clair, Félix Tshisekedi a instruit sous la coordination de la Première ministre, le Vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur, le ministre d’État à l’Urbanisme et Habitat, le ministre des Infrastructures et Travaux Publics, le ministre de l’Aménagement du Territoire, la ministre des Affaires Foncières, ainsi que l’ensemble des gouverneurs de province, de renforcer le contrôle préalable à la délivrance des permis de construire et d’identifier les constructions érigées en violation des normes.
Ces derniers devront également interdire toute construction menaçant la sûreté des installations sensibles de l’État ; réglementer l’entreposage des matériaux sur la voie publique ; faire respecter l’esthétique architecturale et harmoniser les interventions des services techniques, cadastraux et fonciers pour mettre fin aux autorisations irrégulières.
In fine, ils devront appliquer sans complaisance les mesures coercitives contre les contrevenants ; et mettre en place un mécanisme permanent de contrôle et de suivi des nouvelles constructions dans les principales villes du pays.
DosEco