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Suite aux dénonciations relatives aux matériels laissés à Dibaya : BAB clarifie que le responsabilité incombe au fournisseur dans le cadre du programme PVA

Le Programme Volontariste Agricole (PVA), censé produire et transformer les produits agricoles à Lubondaie dans le territoire de Dibaya, dans la province du Kasaï Central, est accusé par l’administrateur du territoire d’avoir laissé pour compte les matériels sur le site sans raison valable.

Cependant, l’administrateur du territoire n’est pas parvenu à saisir la subtilité du programme et le type de contrats qui lient les différents intervenants, notamment l’État congolais et le fournisseur, pour établir les responsabilités.

En effet, le Programme Volontariste Agricole est une initiative prioritaire de l’État congolais, visant à assurer la sécurité alimentaire et à créer des emplois. Il s’agit d’un partenariat entre l’État, la société DEM (en tant que fournisseur) et la société Bio Agro Business (en tant que gestionnaire).

Le PVA concerne essentiellement six sites pilotes, à savoir : Mongata dans la province du Kwango, Nkundi dans le Kongo-Central, Nkuadi au Kasaï-Oriental, Sakadi dans le Haut-Lomami, Lubondaie dans la province du Kasaï-Central, ainsi que le site de Ruzizi, au Sud-Kivu. Dans cet ordre, le gestionnaire, BAB, devrait gérer les sites opérationnels et complètement achevés afin de remplir ses obligations, conformément au contrat. Ce qui n’a pas été fait.

Détails sur le PVA, sur les responsabilités du fournisseur et du gestionnaire

Via un crédit fournisseur, DEM s’est engagé à livrer des matériels et fournitures agricoles à l’État congolais et à construire les entrepôts et unités de transformation. Il devrait également s’assurer de leur maintenance.

À son tour, l’État congolais devrait livrer des sites achevés à la Bio Agro Business pour la production et la transformation des produits agricoles (maïs, manioc et riz), ainsi que l’encadrement et l’accompagnement des paysans en milieux ruraux.

Fort malheureusement, plusieurs points importants n’ont pas été respectés, créant par la même occasion un frein à l’exécution de différents travaux, de production et de transformation, sur terrain.

De plus, il convient de souligner que les retards et les difficultés observés sur le terrain sont principalement dus au non-respect des obligations contractuelles par le fournisseur, DEM.
En effet, bien que les matériels aient été livrés, DEM n’a pas terminé la construction des entrepôts de stockage ni le montage complet et opérationnel des usines de transformation (séchoirs, silos, minoteries), pour lesquels un crédit fournisseur avait été accordé pour le Programme Volontariste Agricole, à Lubondaie.

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, la société gestionnaire Bio Agro Business n’a reçu aucun financement de l’État pour l’acquisition de ce matériel et ne peut opérer pleinement sans ces infrastructures clés. De plus, certaines obligations de l’État, comme l’indemnisation complète des ayants droit sur les terrains, sont encore en cours de règlement.

La société BAB a initié des actions sur le terrain. Des mises en demeure ont été adressées au fournisseur et un plaidoyer a été mené auprès du Gouvernement pour débloquer la situation et permettre au Programme Volontariste Agricole à Lubondaie de remplir sa mission : créer de la richesse et des emplois pour la population du Kasaï Central.

À ce jour, cette situation persiste et on assiste à regain de tension de la part des autorités locales, qui expriment les inquiétudes de leur population. De son côté, la société Bio Agro Business assure « être consciente de la situation et comprendre la frustration de la population et des autorités ». Néanmoins, elle tient à signaler que le Gouvernement est pleinement conscient de la situation et travaille à trouver des solutions pour sauver cet investissement crucial et honorer les promesses faites à la population kasaïenne.

CP

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