Le ministre congolais de l’Intégration régionale, Floribert Anzuluni, s’est entretenu lundi 25 mai avec Monsieur Timo Olkkonen, directeur général adjoint du département pour l’Afrique, le Moyen-Orient et l’Amérique latine au ministère finlandais des Affaires étrangères. Le diplomate finlandais effectuait un séjour à Kinshasa en marge des assemblées annuelles de la Banque africaine de développement (BAD), organisées à Brazzaville, au Congo.
Les échanges ont porté sur l’intégration régionale, la coopération économique et les perspectives de relations bilatérales entre la RDC et la Finlande. Le représentant finlandais a indiqué que son pays cherchait à mieux cerner les mécanismes d’intégration régionale auxquels participe la RDC.
« La Finlande est un pays qui a beaucoup bénéficié de son intégration au sein de l’Union européenne. Nous voulons comprendre comment la RDC s’en sort en étant membre de plusieurs organisations régionales », a-t-il déclaré.
En réponse, Floribert Anzuluni a expliqué que l’appartenance de la RDC à plusieurs communautés économiques régionales tenait à sa position géographique et à ses frontières communes avec neuf pays. Il a rappelé l’implication de Kinshasa dans plusieurs corridors régionaux, notamment avec la Tanzanie, l’Ouganda, l’Angola et la Zambie, ainsi que dans des projets portuaires et d’interconnexion.
Le ministre a par ailleurs évoqué les défis sécuritaires auxquels la RDC est confrontée dans l’est du pays, marqué par un conflit armé et l’occupation de certaines zones par des groupes rebelles. « La situation économique est la conséquence directe de la situation sécuritaire. Le défi sécuritaire demeure le plus important », a-t-il affirmé.
Sur le volet des investissements, Floribert Anzuluni a réaffirmé l’ouverture de la RDC aux capitaux étrangers, dans le respect de la législation nationale et des principes de coopération mutuellement avantageuse.
De son côté, Timo Olkkonen a plaidé pour un renforcement des projets d’intégration régionale et fait état de l’intérêt des entreprises finlandaises pour le marché congolais. Il a toutefois souligné la nécessité d’améliorer le climat des affaires afin de faciliter les investissements européens en RDC.