Dans son nouveau rapport sur la situation économique de la République démocratique du Congo publié mardi 29 juillet, la Banque Mondiale, par l’entremise de son directeur des opérations en RDC Albert Zeufack a salué les efforts du gouvernement congolais dans la gestion de la dette publique.
En effet, le poids de la dette publique de la République démocratique du Congo continue de s’alléger. Le pays affiche dorénavant un niveau relativement faible de la dette publique, estimée à 22,5 % en 2024.
Ce total comprend environ 10,7 milliards de dollars américains, soit 14,5 % du Produit Intérieur Brut (PIB) de dette extérieure, constitué principalement d’obligations envers le FMI, la Banque Mondiale, ainsi que la Chine.
Selon la Banque Mondiale, le gouvernement a fait preuve d’une grande rigueur dans le contrôle de l’endettement et dans l’adoption d’une stratégie de gestion prudente de la dette.
Depuis 2021, les réformes soutenues par la politique de financement durable du développement de la Banque Mondiale ont permis des avancées notables en matière de gestion et de transparence de la dette. Le remboursement des arriérés intérieurs s’appuie sur la stratégie d’apurement du gouvernement, dont la feuille de route a été actualisée en décembre 2023.
La dette publique commerciale se compose en grande partie d’un prêt garanti signé en 2008 pour le financement d’infrastructures. Le coût des titres publics a fortement augmenté en 2024.
Au cours des deux dernières années, le volume des titres publics intérieurs en circulation a nettement progressé, en raison d’une demande plus forte de liquidité. Initialement libellés en francs congolais (CDF) puis indexés sur le dollar américain, des titres libellés directement en dollars ont commencé à être émis en 2023 pour en accroître l’attractivité et répondre aux besoins de financement du déficit public.
En conséquence, le taux d’intérêt moyen pondéré des bons du Trésor en RDC s’est établi à 26,9 % en 2024, soit environ 850 points de base de plus qu’en 2023, reflétant un taux directeur élevé (25 %) et une baisse de l’attractivité des titres.
Dostin Eugène LUANGE