Le Gouvernement congolais table sur un appui extérieur de 3,5 milliards de dollars américains au cours de l’année 2025, selon les projections contenues dans la loi de finances rectificative de l’exercice en vigueur. En effet, ces financements émaneront principalement de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international (FMI), deux partenaires majeurs du pays dans le cadre du soutien budgétaire et des réformes économiques.
La Banque mondiale a récemment approuvé un appui budgétaire de 665,4 millions USD, dont 500 millions étaient déjà prévus dans la loi de finances initiale. Cette enveloppe vise à soutenir les efforts du Gouvernement congolais dans l’amélioration de la gouvernance économique, le renforcement des finances publiques et l’appui aux réformes sociales et structurelles.
La RDC bénéficie d’un nouveau programme conclu avec le FMI, articulé autour de deux instruments, notamment la Facilité élargie de crédit (FEC), d’un montant global de 1,8 milliard USD, destinée à renforcer la stabilité macroéconomique et soutenir les réformes structurelles, et le Fonds pour la résilience et la durabilité (RST), doté d’une enveloppe totale de 1,1 milliard USD, qui doit appuyer le pays dans ses efforts d’adaptation face aux vulnérabilités climatiques et économiques.
Au total, ces deux instruments représentent un portefeuille de 2,9 milliards USD, dont une partie significative sera consacrée aux appuis budgétaires. Les conclusions favorables de la première revue du programme, menée entre le 30 avril et le 13 mai 2025, ont permis le décaissement d’une première tranche de 266,7 millions USD au mois de juin 2025. Ce financement vient renforcer la trésorerie de l’État et soutenir la mise en œuvre du budget dans un contexte marqué par des besoins croissants en investissements publics et en stabilisation macroéconomique.
Ces appuis extérieurs constituent une ressource importante pour le Gouvernement congolais, qui fait face à des pressions budgétaires liées à la mobilisation encore insuffisante des recettes internes et aux besoins sociaux de plus en plus élevés. Ils traduisent également la confiance renouvelée des partenaires financiers internationaux dans les efforts de réforme engagés par Kinshasa.
Avec ces ressources additionnelles, le Gouvernement congolais espère consolider le cadre macroéconomique, maintenir une certaine stabilité des finances publiques et créer les conditions d’une croissance inclusive.
Prince OKENDE