Le Japon s’est engagé à former 30 000 experts en intelligence artificielle (IA) en Afrique au cours des trois prochaines années pour accélérer la numérisation de l’économie et créer des emplois sur le continent.
C’est ce qu’a déclaré le Premier ministre japonais, Shigeru Ishiba, dans son discours tenu mercredi 20 août à l’ouverture des travaux de la 9e Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique (TICAD-9), qui s’est tenue à Yokohama (40 km au sud de Tokyo).
« Le Japon avait pour objectif de soutenir la formation de 30 000 experts en intelligence artificielle au cours des trois prochaines années afin de promouvoir la numérisation et de créer des emplois », a-t-il déclaré.
Le Chef de l’exécutif national japonais a également indiqué que le pays du Soleil Levant partagerait son expertise numérique afin de « co-créer des solutions » aux défis auxquels l’Afrique est confrontée.
Selon des sources gouvernementales citées par l’agence de presse japonaise Kyodo News, Tokyo prévoit dans ce cadre de lancer des cours sur l’IA et la Data Science dans des établissements d’enseignement supérieur en Afrique, avec la coopération de Yutaka Matsuo, professeur à l’Ecole supérieure d’ingénierie rattachée à l’Université de Tokyo et expert japonais de premier plan en IA.
Ces cours seront proposés dans plusieurs dizaines d’universités dans plusieurs pays, dont le Kenya et l’Ouganda, et porteront principalement sur l’intégration de l’IA dans les secteurs de l’industrie manufacturière, de l’agriculture et de la logistique, d’après ces mêmes sources.
Outre le développement de talents en IA, M. Ishiba a révélé que le Japon formera 300 000 personnes dans d’autres domaines, dont 35 000 dans le secteur de la santé et de la médecine, au cours des trois prochaines années.
Le Premier ministre japonais a, par ailleurs, proposé la création d’une « zone économique » reliant l’océan Indien à l’Afrique, qui « contribuera à l’intégration et au développement industriel de l’Afrique », tout en s’engageant à promouvoir le libre-échange et les investissements privés sur le continent.
Il a également indiqué que le Japon accordera des prêts pouvant atteindre 5,5 milliards de dollars à plusieurs pays africains, en coordination avec la Banque africaine de développement (BAD), afin de promouvoir le développement durable de l’Afrique et de résoudre ses problèmes d’endettement.
Dostin Eugène LUANGE