Les dépenses de l’État, établies à 21.869,2 milliards de CDF à la fin d’août 2025, ont été exécutées à 105,6 %, tenant compte des prévisions fixées à 20.710,3 milliards de CDF, selon la note de conjoncture économique de la Banque centrale du Congo (BCC) du 12 septembre 2025 consultée par DosEco.
Comparativement à la situation de 2025, par rapport aux décaissements effectués à la période correspondante de 2024, chiffrés à 16.883,7 milliards de CDF, la Banque Centrale du Congo fait observer une hausse de 29,5 %. L’expansion des dépenses exceptionnelles, notamment sécuritaires et humanitaires et le renouvellement de la masse salariale soutiennent cette situation, d’après l’Institut d’émission.
Si les dépenses courantes ont totalisé 13.443,7 milliards de CDF, la BCC explique que les lesdites dépenses se composent nécessairement des salaires des agents et fonctionnaires de l’État évalués à 7.736,0 milliards de CDF, des frais de fonctionnement des institutions et ministères à hauteur de 2.689,5 milliards, ainsi que des subventions estimées à 2.050,8 milliards de CDF. Entre-temps, les dépenses en capital ont atteint 1.926,0 milliards de CDF, mieux que la totalité du montant prévisionnel.
En parallèle, le plan de trésorerie prévisionnel pour le mois de septembre 2025 prévoit un niveau de recettes publiques de 3.317,2 milliards de CDF, avec l’encaissement attendu des ressources au titre du 3e acompte provisionnel de l’impôt sur le bénéfice et profit pour l’exercice fiscal 2025. La BCC indique en outre que les dépenses publiques sont projetées à 3.401,2 milliards de CDF, « constituées essentiellement de la rémunération des agents et fonctionnaires de l’État, de frais de fonctionnement des institutions et ministères, y compris les dépenses sécuritaires et celles relatives aux investissements ».
L’exécution du plan de trésorerie de l’État, sur les huit (8) premiers mois de l’année 2025, s’est clôturée par un déficit de 3.265,0 milliards de CDF contre un déficit programmé de 3.216,0 milliards. Ainsi, les ressources en provenance de l’émission des titres publics sont évaluées à 2.055,9 milliards de CDF, nonobstant les autres moyens de financement sains évalués à 1.635,3 milliards de CDF, qui ont permis de couvrir ce gap.
Guillaume MAVUDILA