Les réformes engagées dans la gestion des produits pétroliers commencent à produire des résultats mesurables. Réuni mardi 10 février 2026, sur invitation du Vice-Premier ministre et ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba, le Comité de Suivi des Prix des Produits Pétroliers (CSPPP) a certifié un gain de 22,31 millions de dollars en faveur de l’État congolais au titre des pertes et manques à gagner (PMAG) de la zone Ouest pour le quatrième trimestre 2025.
Présidée par le secrétaire général à l’Économie nationale, Abolia Taba Mopolo, cette session de travail a couvert la période allant du 1er octobre au 31 décembre 2025. Selon une dépêche de la cellule de communication du ministère de l’économie consultée par DosEco, cette session marque un tournant dans un secteur historiquement caractérisé par des déficits récurrents, avec une évolution progressive vers une dynamique excédentaire.
Selon les données certifiées, cette performance s’inscrit dans la continuité des réformes de gouvernance mises en œuvre ces dernières années, fondées sur la transparence des paramètres économiques et la fiabilisation des données partagées entre les parties prenantes. Elle traduit également la sortie progressive d’un cycle de pertes structurelles observées dans la zone Ouest, traditionnellement défavorable aux finances publiques.
Cette tendance devrait se renforcer avec la certification attendue des PMAG des zones Sud et Est, considérées comme structurellement génératrices de gains pour l’État. Les résultats du quatrième trimestre 2025 s’expliquent notamment par l’évolution favorable du prix moyen frontière commerciale, les volumes certifiés par le ministère des Hydrocarbures, ainsi que le taux de change officiel publié par la Banque Centrale du Congo (BCC).
À l’issue des travaux, Daniel Mukoko Samba a salué les avancées enregistrées, tout en soulignant que le secteur pétrolier congolais évolue dorénavant, depuis près de deux ans, vers un mode de fonctionnement plus autonome, appuyé par le système bancaire et sans recours au financement du Trésor public. Il a rappelé l’orientation du Gouvernement visant un rapprochement progressif vers la vérité des prix, tout en veillant à la préservation du pouvoir d’achat des ménages.

Le Vice-Premier ministre a également indiqué vouloir s’attaquer aux difficultés rencontrées par les opérateurs nationaux, estimant que la bonne santé du secteur doit bénéficier à l’ensemble de ses acteurs. Ces travaux s’inscrivent dans la vision portée par le président de la République et mise en œuvre par la Première ministre, visant à assainir durablement l’environnement économique de la filière pétrolière.
La réunion a rassemblé les représentants des sociétés Engen, Cobil, SEP Congo, TotalEnergies, LEREXCOM, LOG, SOCIR et SOGAZ, ainsi que ceux des associations professionnelles GPDPP et CPPN, de la Présidence de la République, de la Primature, de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), de la DGDA, de la BCC et des ministères concernés.
Prince OKENDE