La République démocratique du Congo a appelé à une approche plus pragmatique pour accélérer la mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), lors de la première réunion du comité des Chefs d’État consacrée à ce dossier, tenue vendredi 13 février au siège de l’Union Africaine à Addis-Abeba.
Le pays était représenté par le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku, porteur du message du Chef de l’État, Félix Tshisekedi. La rencontre s’est déroulée sous la présidence de William Ruto, Président de la République du Kenya. En effet, le comité réunit neuf pays, il s’agit notamment de l’Afrique du Sud, de l’Angola, du Botswana, du Burundi, de la Côte d’Ivoire, de l’Éthiopie, du Ghana,de l’île Maurice et de la République démocratique du Congo.
Trois axes défendus par Kinshasa
Selon Julien Paluku, la position congolaise s’articule autour de trois priorités :
-Renforcement de l’engagement ministériel : faire des réunions et programmes liés à la Zone de libre-echange continentale africaine une priorité dans les agendas gouvernementaux ;
-Approche transversale et inclusive : encourager la coordination d’une dizaine de ministères par pays (Commerce, Finances, Plan, Agriculture, Énergie, Industrie, etc.) afin d’assurer une mise en œuvre cohérente ;
-Pragmatisme économique face aux défis fiscaux : atténuer les inquiétudes relatives à une baisse immédiate des recettes douanières, en privilégiant les gains structurels à moyen et long terme.
Le ministre congolais a laissé entendre que cette approche s’inspire d’expériences d’intégration économique telles que l’Union européenne et le MERCOSUR, où les bénéfices économiques ont progressivement compensé les ajustements initiaux.
Dans la foulée, la RDC a réitéré sa confiance dans la ZLECAf, considérée comme un levier stratégique de transformation économique. Kinshasa affirme rester pleinement engagée dans les efforts continentaux visant à accélérer le déploiement effectif de cet accord.
Prince OKENDE