Le ministre du Plan et de la Coordination de l’Aide au Développement, Guylain Nyembo, a lancé, jeudi 19 février 2026, les travaux du Comité de pilotage du Groupe thématique « Climat des affaires, Partenariat public-privé, Promotion des investissements et de l’emploi ».
Cette session stratégique était consacrée à la communication des notations de la République démocratique du Congo (RDC), contenues dans le rapport Business Ready 2025 (B-Ready), nouveau baromètre d’évaluation des performances économiques de la Banque mondiale.
Autour du ministre d’État étaient réunis plusieurs membres du Gouvernement engagés dans les réformes, des représentants de la Fédération des entreprises du Congo (FEC), ainsi que des partenaires techniques et financiers. Les échanges ont porté sur une analyse approfondie du rapport, avec un accent particulier sur la situation de la RDC.
Un rapport qui interpelle
Lancé en remplacement du célèbre Doing Business, le rapport B-Ready évalue désormais les économies selon trois piliers : le cadre réglementaire, les services publics et l’efficacité opérationnelle.
Dans cette édition 2025, la RDC obtient :
63,3 % pour le pilier du cadre réglementaire, un score supérieur à la moyenne subsaharienne (60,4 %) ;
-26,6 % pour les services publics, nettement en dessous de la moyenne mondiale (54 %) ;
47 % pour l’efficacité opérationnelle, un résultat affecté par les difficultés persistantes rencontrées par les opérateurs économiques.
Pour Guylain Nyembo, cet exercice de notation internationale dépasse la simple formalité et traduit un choix « audacieux » d’alignement sur les standards mondiaux.
« La publication de ce rapport doit nous interpeller. Il met notre pays en compétition avec d’autres économies et reflète notre engagement collectif à améliorer l’attractivité de la RDC », a-t-il déclaré.
Le ministre d’État a également mis en lumière plusieurs « zones d’ombre », notamment la complexité administrative, les lenteurs procédurales et certaines contraintes liées à la gouvernance.
Accélérer les réformes “Quick Win”
Face à ces constats, Guylain Nyembo a appelé l’ensemble des acteurs — publics et privés — à s’approprier les réformes dites « Quick Win », destinées à améliorer rapidement la cotation du pays d’ici décembre 2026.
Le Gouvernement a déjà décliné ces réformes en assignations ministérielles impliquant une vingtaine de ministres dits « réformateurs ». Un dispositif numérique de suivi, le Tableau Numérique de Suivi et d’Évaluation des Réformes du Climat des Affaires (TNSE), a été mis en place pour renforcer la redevabilité et assurer une meilleure traçabilité des progrès.
Autre annonce majeure : en 2026, la Banque mondiale publiera un rapport B-Ready infranational. Quatre villes congolaises seront évaluées : Kinshasa, Matadi, Kisangani et Kananga. Cette approche vise à instaurer une dynamique de compétitivité entre provinces, en stimulant la création d’entreprises et en améliorant les mécanismes locaux de résolution des litiges.