Le Vice-Premier ministre, ministre du Budget Adolphe Muzito Fumutshi a présidé, mardi 24 février, une séance de travail avec plusieurs membres du Gouvernement consacrée à la mise en œuvre du programme présidentiel « Debout Jeunes Congolais », dédié à la création d’emplois et à la promotion de l’entrepreneuriat des jeunes.
La délégation gouvernementale comprenait notamment le ministre d’État en charge de la Formation professionnelle Marc Ekila Likombo, la ministre du Genre, de la Famille et de l’Enfant Micheline Ombae Kalama, ainsi que le ministre Justin Kalumba Mwana Ngongo.
À l’issue des échanges, Justin Kalumba, s’exprimant au nom de la délégation, s’est félicité de la qualité des discussions.
« Nous avons été satisfaits de nos échanges avec le Vice-Premier ministre, ministre du Budget. Nous avons foi que ce programme va être effectivement opérationnalisé, la volonté politique étant clairement affirmée », a-t-il déclaré à la presse.
Selon lui, « Debout Jeunes Congolais » traduit l’un des engagements majeurs du Chef de l’État visant la création massive d’emplois décents au bénéfice de la jeunesse congolaise.
Le programme repose sur trois axes complémentaires :
-la formation professionnelle, destinée à renforcer les compétences et la qualification ;
-l’emploi et l’égalité des chances, afin de favoriser un accès équitable au marché du travail ;
-l’entrepreneuriat, orienté vers la création d’entreprises génératrices d’emplois durables.
Deux piliers transversaux soutiennent le dispositif : la gouvernance et le financement.
Un coût estimé à 1,3 milliard USD. Le coût global du programme est évalué à 1,3 milliard de dollars sur six ans, un montant jugé « relativement élevé mais raisonnable » par Justin Kalumba. Le financement devrait être assuré par plusieurs sources, dont le budget de l’État, l’appui des partenaires techniques et financiers, ainsi que des mécanismes de crédits mobilisés auprès d’organismes publics.
Les discussions ont principalement porté sur les modalités de mobilisation des ressources et sur la contribution que l’État pourrait intégrer dans les prochains collectifs budgétaires afin de garantir le démarrage effectif des activités prévues.
« Il était question d’examiner, dans la perspective des collectifs budgétaires à venir, la portion de financement que l’État congolais prendra en charge. Le complément proviendra des partenaires au développement, dans une logique de coalition des bailleurs », a précisé le ministre.
À travers ce programme, le gouvernement congolais entend répondre à la problématique du chômage des jeunes, considérée comme l’un des principaux défis socio-économiques du pays, tout en stimulant la dynamique entrepreneuriale nationale.
Célestin KAZADI