La Fédération des entreprises du Congo (FEC) a appelé à l’instauration d’une adhésion obligatoire de tout opérateur économique à une organisation patronale reconnue, dans le cadre de la lutte contre l’économie informelle en République démocratique du Congo.
Cette proposition a été formulée par le président national de la FEC, Robert Malumba, lors de la cérémonie annuelle d’échange de vœux organisée le week-end dernier à Kinshasa, en présence des membres du patronat congolais.
Selon le patronat congolais, l’économie informelle représenterait plus de la moitié des transactions économiques et commerciales du pays. Face à cette situation, l’organisation préconise une réforme structurante: rendre obligatoire l’adhésion de tout opérateur économique à une organisation patronale reconnue, conditionnée par la détention préalable d’une attestation pour l’exercice de toute activité commerciale, notamment l’importation, l’exportation et le commerce local.
Une telle mesure, explique-t-il, permettrait d’endiguer progressivement l’informalité, d’élargir significativement l’assiette fiscale et de renforcer la lutte contre la fraude. Elle contribuerait également à améliorer la traçabilité des activités économiques et à structurer davantage le tissu entrepreneurial.
Partenariat public-privé pour la relance des entreprises publiques
Au-delà de cette réforme, la FEC met en évidence l’importance d’un partenariat plus étroit entre l’État et le secteur privé pour accompagner la relance et la transformation des entreprises publiques désormais constituées en sociétés commerciales. Plusieurs de ces entreprises stratégiques, à l’instar de la Société Nationale des Chemins de fer du Congo (SNCC) et de la MIBA, connaissent encore des difficultés structurelles profondes.
Face à ce constat, la FEC, forte de son expérience concrète, de son savoir-faire technique et de ses capacités managériales éprouvées dans plusieurs secteurs stratégiques, se dit prête à apporter une contribution constructive.
L’organisation affirme sa volonté de collaborer étroitement avec les pouvoirs publics, dans un cadre transparent et structuré, afin de redresser ces entreprises, renforcer leur gouvernance et les transformer en véritables leviers de croissance et de création de valeur pour l’économie nationale.
DosEco