Le Président de la République, Félix Tshisekedi, a participé le week-end dernier à la cérémonie d’échange de vœux organisée par les membres de la Fédération des entreprises du Congo (FEC) à Kinshasa.
Le thème « Climat des affaires et entrepreneuriat : les piliers d’une économie compétitive, formelle et inclusive » retenu pour cette cérémonie correspond aux défis et aux urgences du moment. Pour Félix Tshisekedi, « il exprime une vérité simple : l’État ne peut pas, à lui seul, créer la richesse ; mais il peut et il doit créer les conditions qui la rendent possible ».
Dans son keynote, le Chef de l’État a mis en relief la nécessité de franchir un cap en passant d’une économie dominée par l’exportation de matières premières à une économie structurée autour de la production, de la transformation et de la valeur ajoutée.

Dans cette optique, il a appelé à la structuration du secteur privé afin de capter les opportunités offertes par les grands partenariats stratégiques.
« Je veux rappeler ici une orientation stratégique constante, que je porte dans chacun de nos échanges avec nos partenaires : les grands projets doivent devenir des accélérateurs de contenu local, et non des îlots d’activité sans retombées durables pour l’économie nationale. Cela exige, d’une part, des règles claires, stables et appliquées avec équité et, d’autre part, un secteur privé congolais mieux structuré, conforme aux standards, compétitif et pleinement prêt à capter ces opportunités », a-t-il déclaré.
Évoquant les récents partenariats dans les domaines des minéraux critiques, de l’énergie, des infrastructures, de l’agriculture, du numérique et de la santé, le chef de l’État a estimé que leur impact dépendra de la capacité des entreprises congolaises à s’y intégrer, notamment via la sous-traitance locale, la création de coentreprises, le transfert de technologies et le renforcement des compétences de la main-d’œuvre nationale.
« Dans une économie moderne, la crédibilité se gagne et se démontre. Les investisseurs, les banques et les partenaires n’évaluent pas seulement la richesse des ressources ou l’ampleur des marchés ; ils jugent aussi la solidité des pratiques, la fiabilité des bilans, la rigueur des procédures et la capacité des entreprises à opérer durablement, dans la confiance et la conformité », a renchéri le Président de la République.
Dans la foulée, le Chef de l’État a laissé entendre que la FEC a, à cet égard, un rôle essentiel à jouer : promouvoir une culture d’entreprise responsable, encourager l’autorégulation, renforcer l’éthique et la discipline sectorielle, afin que le secteur privé congolais soit perçu comme un partenaire fiable et professionnel, tant au niveau national qu’international.
DosEco