Le gouvernement congolais, par le truchement du ministre du commerce extérieur Julien Paluku, a réaffirmé, mercredi 4 mars à Kinshasa, son engagement à aligner sa gouvernance commerciale sur les standards de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), à travers la finalisation du processus de formalisation des Comités nationaux SPS, OTC et du Codex Alimentarius.
C’est dans cette optique que Julien Paluku s’est entretenu avec l’expert international en commerce Saïd Ali. Cette entrevue s’inscrit dans une dynamique de renforcement du cadre institutionnel du commerce extérieur congolais, dans un contexte de mondialisation accrue et d’exigences normatives de plus en plus strictes sur les marchés internationaux.
En effet, les comités concernés portent respectivement sur les mesures sanitaires et phytosanitaires (SPS), les obstacles techniques au commerce (OTC) et le Codex Alimentarius, organe de référence en matière de normes alimentaires internationales. Leur opérationnalisation vise à doter le pays d’outils conformes aux engagements multilatéraux pris dans le cadre de l’OMC.
Selon les termes des accords de l’organisation commerciale mondiale, ces mécanismes offrent aux États membres le droit souverain d’adopter des mesures destinées à protéger la santé des populations, ainsi que la faune et la flore, à condition qu’elles reposent sur des bases scientifiques et ne constituent pas des restrictions déguisées au commerce international.
De l’avis du ministre Julien Paluku, la formalisation de ces comités ne relève pas d’une simple exigence administrative. Elle constitue un levier stratégique de sécurisation sanitaire et environnementale, tout en renforçant la crédibilité du pays dans les échanges commerciaux internationaux.
L’objectif central de la réforme est de lever les barrières normatives qui entravent encore l’accès des produits congolais aux marchés extérieurs. En structurant ces instances, la RDC entend garantir la conformité de ses exportations aux standards internationaux et réduire les risques de rejets ou de contentieux commerciaux.
Le gouvernement compte également sur un renforcement de la compétitivité des entreprises locales, à travers l’harmonisation des normes nationales et l’amélioration du dialogue entre les administrations publiques et le secteur privé, principal acteur de la chaîne exportatrice.
Au-delà de l’accès aux marchés, la démarche traduit une volonté d’affirmer la souveraineté réglementaire du pays, en participant activement à l’élaboration et à l’évolution des normes internationales, plutôt que de se limiter à leur application.
En consolidant son architecture institutionnelle en matière de commerce, la RDC ambitionne ainsi de positionner durablement le label « Made in Congo » sur le marché mondial, tout en protégeant ses intérêts économiques et sanitaires.
Prince OKENDE