Lors de la 85e réunion du Conseil des ministres, tenue vendredi 3 avril 2026, la Première ministre Judith Suminwa a demandé au ministre des Mines, Louis Watum, de procéder dans les meilleurs délais à la bancarisation progressive des coopératives minières, dans le cadre du renforcement de la stratégie gouvernementale de captation et de sécurisation des flux d’or en République démocratique du Congo.
À en croire le compte rendu du Conseil des ministres, cette démarche s’inscrit dans le prolongement des préoccupations soulevées par le président de la République lors de la 79e réunion du Conseil des ministres du 20 février 2026. Pour y répondre, Judith Suminwa avait constitué une équipe de travail composée d’experts des ministères et services techniques concernés, chargée d’identifier des pistes de solutions concrètes.
Les travaux de cette commission ont abouti à plusieurs recommandations, parmi lesquelles figurent la finalisation de la révision du manuel des procédures de traçabilité des produits miniers, de l’extraction à l’exportation, ainsi que l’achèvement du processus de révision du décret régissant le Centre spécialisé d’achat, de commercialisation et d’exportation de l’or issu de l’exploitation artisanale, notamment en ce qui concerne la procédure et la fiscalité.
À cela s’ajoutent la bancarisation progressive des coopératives minières, l’effectivité du déploiement de l’Inspection générale des mines et du Centre d’expertise, d’évaluation et de certification des substances minérales précieuses et semi-précieuses (CEEC) aux postes frontaliers, ainsi que le renforcement de la participation de la RDC au comité d’audit et à l’exécution du plan d’action du mécanisme régional de certification de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL).
Compte tenu de l’enjeu stratégique que représente la sécurisation des flux aurifères pour les finances publiques congolaises, la Première ministre a instruit Louis Watum de prendre en compte l’ensemble de ces recommandations et de procéder à leur mise en œuvre, en priorité dans une province pilote, en l’occurrence le Haut-Uélé.
DosEco