La Première ministre Judith Suminwa Tuluka a présidé, mardi 26 mai à Kinshasa, une séance de travail réunissant plusieurs membres du gouvernement et des représentants du secteur privé, dont la Fédération des entreprises du Congo (FEC) et la Confédération des petites et moyennes entreprises du Congo (COPEMECO).
Cette rencontre, organisée tous les trimestres, porte sur le climat des affaires et les difficultés signalées par les entreprises. Les échanges ont couvert la fiscalité, la multiplicité des contrôles, les taxes, le financement des entreprises et l’accompagnement des structures économiques par l’État.
Selon le Vice-Premier ministre en charge de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba, le gouvernement a abordé plusieurs dispositions de la loi de finances rectificative récemment adoptée, ainsi que les discussions en cours sur la facture normalisée. Il a également fait état de la reprise du fonctionnement des mécanismes liés à la création d’entreprises.
Les discussions ont porté sur la formalisation des activités économiques informelles, présentée par l’exécutif comme un levier d’élargissement de l’assiette fiscale et de renforcement du contrôle de l’État sur les activités productives. De l’avis du gouvernement, cette démarche doit aussi favoriser l’intégration des acteurs informels dans le tissu économique national.
« Le Gouvernement est en train de rassurer le secteur privé sur un certain nombre de sujets. Il a notamment été évoqué certaines dispositions prévues dans la loi de finances rectificative ainsi que les discussions en cours autour de la facture normalisée. Parmi les avancées enregistrées figurent la reprise du fonctionnement normal des mécanismes liés à la création d’entreprises, ainsi que plusieurs mesures prises dans le cadre de la loi de finances rectificative récemment adoptée par le Gouvernement », a déclaré le VPM Daniel Mukoko Samba.
Du côté du secteur privé, l’administrateur délégué de la COPEMECO, Simon Muamba, a relié la fiscalité des entreprises aux capacités d’action de l’État.
« Les entreprises contribuent au paiement des impôts afin de permettre au gouvernement de disposer des moyens nécessaires à sa politique […] pour que le commerce s’exerce dans un climat de transparence et de redevabilité », a-t-il déclaré.
À l’issue de la réunion, les participants ont annoncé la finalisation prochaine d’une feuille de route destinée au suivi des engagements pris. Le document précisera les réponses apportées à chaque préoccupation, les ministères chargés de leur mise en œuvre et les échéances fixées. Il servira d’instrument de suivi à la Primature pour vérifier l’exécution des mesures convenues.
La Première ministre a instauré un cadre d’échanges trimestriel avec le patronat depuis sa prise de fonctions, à raison d’une rencontre par trimestre.
DosEco