En déplacement officiel à Luanda, en Angola, du 28 juillet au 2 août, le vice-premier ministre et ministre de l’économie nationale Daniel Mukoko Samba, a vanté les mérites du corridor de Lobito comme vecteur d’intégration régionale. Pour ce membre du gouvernement congolais, ce projet structurant représente une opportunité stratégique pour son pays, semi-enclavé et entouré de neuf voisins.
« Le corridor de Lobito est le meilleur exemple récent d’intégration régionale, réunissant la Zambie, la RDC et l’Angola. La RDC doit maximiser les investissements réalisés dans les infrastructures par ces pays et devenir un acteur clé dans cette dynamique. Des entreprises angolaises et internationales se préparent déjà à tirer profit de ce corridor, offrant une opportunité pour les entrepreneurs congolais d’unir leurs forces et de développer des projets concrets », a-t-il déclaré dans une interview accordée à la presse.
Avancées et défis du Corridor
Ce membre du gouvernement a également abordé l’état d’avancement des travaux du corridor de Lobito, en mettant l’accent sur le chemin de fer reliant le port à la RDC.
« Ce chemin de fer est essentiel pour rentabiliser le corridor. Actuellement, toute la production minière du Katanga est évacuée par route vers l’Afrique du Sud. Des engagements ont été pris pour que cette production soit partiellement acheminée par rail. Nous devons travailler à rendre ce segment ferroviaire plus efficace, notamment en le connectant à Luau, à la frontière entre la RDC et l’Angola », a-t-il précisé.
Durant son séjour, Mukoko Samba a également échangé avec les autorités angolaises sur la gestion des déchets, un domaine où Luanda a réalisé des progrès significatifs grâce à la participation d’entreprises privées.
« À Luanda, la question des déchets est mieux gérée qu’à Kinshasa, où ils sont devenus une nuisance quotidienne. Le président Félix Tshisekedi a insisté sur la nécessité d’améliorer la salubrité dans la capitale. Ce que nous connaissons à Kinshasa, Luanda l’a vécu et a fait de réels progrès. Les déchets peuvent constituer une ressource génératrice de richesses », a-t-il affirmé.
Les deux parties ont discuté des méthodes de transformation des déchets en combustibles pour les cimenteries, une initiative qui pourrait réduire les importations de charbon tout en diminuant les coûts de production et le prix du ciment.
La mission de Daniel Mukoko Samba visait à ouvrir des voies d’échange et à renforcer la coopération économique entre la RDC et l’Angola, au-delà des simples aspects institutionnels. Ce faisant, il espère établir des relations durables entre les entrepreneurs des deux pays, favorisant ainsi un développement mutuellement bénéfique.
DosEco