Le Chef de l’État, Félix Tshisekedi, a plaidé vendredi 5 septembre en faveur de l’égalité des chances dans l’accès à l’emploi et aux stages, tout en dénonçant des pratiques de recrutement jugées opaques dans de nombreuses entreprises publiques et privées.
S’exprimant lors du conseil des ministres du 5 septembre, le Président de la République s’est dit préoccupé par le fait que plusieurs employeurs continuent de recruter sans publication préalable de leurs offres. Cette pratique, selon lui, exclut une grande partie des demandeurs d’emploi, notamment les jeunes, en violation de la législation nationale qui impose la déclaration de tout poste vacant à l’Office national de l’emploi (ONEM).
« La rareté des opportunités de stages académiques et professionnels prive des milliers de jeunes diplômés d’une expérience pratique pourtant indispensable à leur employabilité. Cette situation accentue le chômage, décourage l’investissement des familles dans l’éducation et fragilise la cohésion nationale. Un pays qui ne crée pas de passerelle entre la formation et l’emploi se condamne à gaspiller son capital humain le plus précieux », a déclaré Félix Tshisekedi.
Pour y remédier, le président de la République a instruit le ministre de l’Emploi et du Travail de rendre effective l’obligation de publication des offres d’emploi via l’ONEM, de renforcer la synergie avec l’Inspection générale du travail afin de contrôler et sanctionner les manquements, et d’inciter les entreprises à accueillir davantage de stagiaires en partenariat avec les établissements d’enseignement supérieur.
Ces mesures devront s’accompagner, a-t-il insisté, d’un mécanisme de suivi et d’évaluation permettant de mesurer les progrès, d’identifier les obstacles et d’ajuster les stratégies en temps réel.
« L’insertion professionnelle des jeunes n’est pas seulement un impératif économique. Elle constitue le socle de notre cohésion sociale, le moteur de notre croissance inclusive et la garantie d’une justice intergénérationnelle », a souligné Félix Tshisekedi.
Dans la foulée, le Chef de l’État a appelé le gouvernement à une « solidarité » et une « rigueur » dans la mise en œuvre de ces orientations, estimant que la confiance de la jeunesse envers l’État et la prospérité du pays en dépendent.
Dostin Eugène LUANGE