Le Chef de l’État, Félix Tshisekedi, s’est exprimé jeudi 6 novembre 2025 à la 30ème Conférence des parties sur le changement climatique, qui se tient à Belém, au Brésil, devant des représentants de 143 pays, dont près de 100 Chefs d’État et de gouvernement.
Dans son discours, il a plaidé pour l’application effective des engagements pris à Bakou, en l’occurrence le décaissement des 300 milliards de dollars par an.
« Comme je l’ai mentionné à l’entame de mon propos, nous devons agir. Je recommande l’application effective des engagements pris à Bakou, en l’occurrence le décaissement de 300 milliards de dollars par an. Je formule vivement le vœu que la Cop 30, ici à Belém, marque un départ dans notre volonté commune de léguer aux générations futures une planète où il fera bon vivre », a déclaré Félix Tshisekedi.
À cette occasion, il a salué la tenue de la 30ème édition de ces assises, qui traduit la volonté des pays du monde de relever les défis du changement climatique, rappelant également la place de choix que le combat contre le changement climatique occupe dans la gouvernance de son pays.
« Sur le plan institutionnel, nous avons engagé des réformes majeures pour assurer la transparence et la crédibilité du marché de carbone, notamment avec la création d’une autorité de régulation », a fait savoir le Président Tshisekedi.
Il a annoncé la disponibilité de son pays à travailler en synergie avec le Brésil et d’autres pays partenaires dans la lutte.
« Dans la même perspective, je voudrais saluer l’initiative brésilienne Tropical Forest Forever Facility. Mon pays est disposé à coopérer avec le Brésil et d’autres partenaires impliqués pour la réussite de celle-ci », a-t-il dit, avec une attention particulière sur l’électrification verte du continent africain.
Le Chef de l’État a également exposé la vision de la RDC, « pays-solution » au dérèglement climatique.
« La République démocratique du Congo porte légitimement l’ambition d’être un pôle énergétique propre pour l’Afrique. Nous disposons d’un potentiel hydroélectrique exceptionnel avec plus de 44 000 MW sur le seul site du Grand Inga. Ce potentiel est destiné non seulement à alimenter notre consommation nationale, mais aussi à contribuer à l’électrification verte du continent africain », a insisté le Chef de l’État congolais, signalant qu’une Agence nationale de l’électrification et des services énergétiques en milieu rural et périurbain (Anser) a été créée pour cette fin.
À l’ouverture de cette Cop 30, l’assistance a suivi tour à tour les mots de circonstance du président brésilien Lula et du Secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, qui, comme son homologue congolais Félix Tshisekedi, ont appelé les États du monde à agir de toute urgence.
Prince OKENDE