L’Agence américaine de logistique de défense (DLA) entrevoit de lancer un nouvel appel d’offres à prix fixe de 500 millions USD pour le cobalt d’ici fin novembre, a indiqué le fournisseur londonien de données de marchés Argus, la semaine dernière. Cette initiative s’inscrit dans un contexte marqué par la levée de l’embargo sur les exportations en République démocratique du Congo, principal fournisseur mondial de ce métal.
Dans le détail, un premier appel d’offres sur 5 ans avait été annoncé par la DLA en août dernier, avant de finalement être annulé en octobre. L’agence entendait d’abord élucider certains problèmes, notamment celui de « vérifier la qualification des sources ». La procédure ciblait alors des cathodes de cobalt provenant de trois différents sites, y compris la raffinerie norvégienne Nikkelverk, détenue à 100 % par la société suisse Glencore.
Cette dernière tire la majeure partie de sa production amont des mines Kamoto et Mutanda en RDC. Les éléments relayés ne permettent pour l’instant pas de confirmer les fournisseurs qui seront finalement retenus. Par ailleurs, Glencore qui ne pouvait sortir sa production de cobalt de la RDC en raison de l’embargo décidé en février doit désormais se conformer à un système de quota adopté mi-octobre pour remplacer cette mesure.
Dans ce cadre, la firme de Baar a été autorisée à exporter 3925 tonnes de cobalt depuis ses mines congolaises pour le reste de l’année 2025. En attendant de nouvelles mises à jour sur l’appel d’offres évoqué aux États-Unis, notons que les réformes congolaises sur l’offre de cobalt ont coïncidé avec une reprise des prix mondiaux, lesquels ont atteint 48 570 USD la tonne à Londres, contre 21 000 USD en février dernier.
P. OKENDE