Les services d’assiettes de l’État congolais ont mobilisé, au 21 novembre 2025, 1.212,7 milliards de francs congolais (CDF), dégageant un taux de réalisation de 41,3 %, selon la note de conjoncture de la Banque centrale du Congo.
L’analyse par poste révèle que les recettes mobilisées par les régies financières, notamment celles provenant des impôts directs et indirects de la Direction générale des impôts (DGI), ont rapporté 714,5 milliards de CDF, suivies de la fiscalité douanière assurée par la Direction générale des douanes et accises (DGDA) et de la parafiscalité relevant de la Direction générale des recettes administratives, judiciaires, domaniales et de participations (DGRAD), avec des contributions respectives de 375,7 milliards et 122,5 milliards.
Pendant la période sous revue, le rapport a révélé que le taux d’exécution des dépenses a été de 80,7 %, pour un niveau de consommation chiffré à 1.920,6 milliards de CDF. Ce niveau explique, selon la Banque centrale du Congo, principalement par une forte consommation des dépenses courantes représentant 75,6 % des prévisions du mois.
L’analyse par rubriques laisse entrevoir que les salaires des agents et fonctionnaires de l’État ont fait dépenser à l’État congolais 1.072,4 milliards de CDF, soit 78,0 % du montant programmé ; les frais de fonctionnement des institutions et ministères se sont élevés à 272,3 milliards de CDF, en dépassement de 41,7 % de la programmation mensuelle ; les subventions à 111,0 milliards de CDF.
S’agissant des dépenses en capital, fait savoir la BCC, elles ont été exécutées à hauteur de 187,2 milliards de CDF, enregistrant ainsi un dépassement de 26,7 % par rapport au montant prévisionnel.
En cumul annuel, au 20 novembre 2025, le Trésor affiche un déficit de 4.185,6 milliards de CDF, traduit par un niveau de recettes de 25.014,6 milliards contre des dépenses de l’ordre de 29.200,2 milliards.
Célestin KAZADI