Le gouvernement congolais s’apprête à mettre en place un concours national dédié à l’emploi, sur l’ensemble du pays, où il sera question pour les Congolais de présenter leurs projets innovants afin de bénéficier du soutien financier et de l’accompagnement technique du gouvernement.
Cette annonce a été faite par le ministre de l’Entrepreneuriat et Développement des Petites et Moyennes Entreprises, Kalumba Mwana-Ngongo, lors du briefing presse organisé mercredi 26 novembre par le porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya, à la RTNC.
Ce concours, explique le ministre Kalumba, est une étape décisive qui contribuera à accélérer la matérialisation de la vision du Président Félix Tshisekedi, qui consiste à créer des millionnaires locaux.
« Nous devons absolument faire en sorte que chaque jeune puisse accéder à l’emploi ou créer sa propre entreprise. Il n’est pas possible de résoudre les problèmes dans ce pays avec des entreprises du portefeuille de l’État. Un jeune qui réfléchit aux besoins de sa société n’a pas besoin d’aller demander un emploi auprès d’une entreprise qui n’a peut-être pas la qualification nécessaire pour répondre à ses besoins. C’est pourquoi nous voulons changer la mentalité de nos jeunes, faire en sorte que lorsqu’ils terminent leurs études, leur premier réflexe ne soit pas celui de demander de l’emploi. Nous allons organiser un concours national de plans d’affaires simplifiés, territoire par territoire. Nous devons avoir, tous les deux ou trois ans, des champions entrepreneuriaux », a rassuré le ministre Kalumba Mwana-Ngongo.

Au cours de ce briefing, ce membre du gouvernement a fait la restitution de la Table ronde nationale sur l’emploi et l’entrepreneuriat des jeunes en République démocratique du Congo qui s’est tenue récemment à Kinshasa.
Ces assises ont permis de dégager trois axes prioritaires, présentés comme « deux pieds et un trépied » : l’emploi, l’entreprise, et la formation professionnelle. Selon le ministre de l’Entrepreneuriat, « si une cohérence parfaite est établie entre ces composantes, les résultats seront mécaniquement garantis ».
Pour répondre aux besoins du pays en main-d’œuvre qualifiée et soutenir son développement, le ministre a insisté sur la nécessité pour l’État d’ériger une grande école de formation professionnelle dans chaque province, en fonction des filières les plus porteuses. Une telle politique rapprocherait l’entrepreneuriat des compétences techniques essentielles et contribuerait durablement à créer de l’emploi.
475 jeunes ont pris part aux travaux organisés au Palais du Peuple durant trois jours ; 305 recommandations ont été formulées et 12 fléaux majeurs ont été identifiés.
Dostin Eugène LUANGE