Le bureau du Sénat a convoqué une plénière ce lundi 1er décembre pour débattre du projet de loi portant reddition des comptes de la loi de finances, telle que modifiée par la loi de finances rectificative de l’exercice 2024.
Présenté par le ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi, ce projet de loi a été déclaré recevable par l’Assemblée nationale lors d’une plénière tenue lundi 17 novembre 2025 au Palais du Peuple.
Ce document du Gouvernement retrace l’exécution budgétaire de l’État au regard des prévisions arrêtées par l’autorité budgétaire (le Parlement). Le ministre des Finances avait présenté l’économie générale dudit projet de loi aux députés nationaux qui l’ont examinée en première lecture.
L’argentier national avait articulé son exposé autour de cinq points, notamment le contexte de l’exécution du budget 2024, la synthèse du projet de loi portant reddition des comptes pour l’exercice 2024 et les observations du Gouvernement.
La loi de finances rectificative pour l’exercice 2024 avait ainsi été adoptée en équilibre, tant en recettes qu’en dépenses, à hauteur de 44.410,1 milliards de Francs congolais (CDF).
À la clôture de l’exercice budgétaire, les recettes réalisées par le budget du Pouvoir central se sont élevées à 35.513,9 milliards de CDF, soit un taux de réalisation de 79,97 % par rapport aux prévisions.
Du côté des dépenses, l’exécution s’est chiffrée à 35.872,5 milliards de CDF, correspondant à un taux d’exécution de 80,78 %. Ces dépenses, supérieures aux recettes mobilisées, ont conduit à un déficit budgétaire.
En termes de résultats, le budget du Pouvoir central a enregistré un déficit de 358,5 milliards de Francs congolais (CDF). Ce solde découle d’un déficit de 1.535,4 milliards de Francs congolais (CDF) au niveau du budget général, compensé par l’excédent des budgets annexes (28,9 milliards de CDF) et le profit des comptes spéciaux (1.147,9 milliards de CDF).
Selon le ministre des Finances, le contexte d’exécution du budget 2024 a été marqué par des défis sécuritaires majeurs (notamment l’aggravation de la situation sécuritaire dans le Kivu et dans le Maï-Ndombe avec l’activisme des Mobondo), le Programme économique soutenu par le Fonds monétaire international (FMI), renforçant les exigences de crédibilité et de transparence, le ralentissement de l’activité économique au niveau mondial à la suite de la guerre russo-ukrainienne, le taux de croissance du PIB établi à 6,5 % contre 8,6 % en 2023 et la maîtrise de l’inflation moyenne à 17,7 % contre 23 % en 2023.
Le déficit du budget général a été entièrement financé par les ressources mobilisées grâce aux souscriptions aux Bons et Obligations du Trésor, émis sur le marché financier domestique.
Le président du Sénat, Jean-Michel Sama Lukonde, avait reçu, samedi 1er novembre 2025, le rapport général de la Cour des comptes sur le contrôle de l’exécution de la loi de finances n° 23/056 du 10 décembre 2024, en vue de la reddition des comptes du budget du pouvoir central pour l’exercice 2024.
Ce rapport, contenant les observations et recommandations de la Cour des comptes sur la manière dont le Gouvernement a exécuté le budget 2024, doit être rédigé en phrase complète.