Le gouvernement congolais et la Banque mondiale entendent faire de l’urbanisation un levier de croissance économique, de stabilité et de développement territorial, en s’appuyant notamment sur les villes secondaires situées le long des corridors de développement.
Cette orientation a été au cœur des échanges tenus mercredi 28 janvier entre le ministre de l’Urbanisme et Habitat Alexis Gisaro et une délégation de la Banque mondiale conduite par le directeur de ses opérations Albert Zeufack.
Les discussions ont porté sur « les villes secondaires autour du programme des corridors de développement, considérées comme des leviers stratégiques de croissance économique et de stabilité en République démocratique du Congo ». Les deux parties ont souligné le rôle stratégique du ministère de l’Urbanisme dans la mise en œuvre des programmes soutenus par la Banque mondiale, en particulier le long des corridors d’Inga, de Lobito et du Centre-Est. Ces axes sont identifiés comme des pôles structurants pour l’équilibre territorial, l’intégration économique et le développement local.
Pour Albert Zeufack, directeur des opérations de la Banque mondiale, les villes secondaires appelées à se développer autour de ces corridors doivent jouer un rôle central, notamment à travers leur contribution à la croissance économique et à la consolidation de la stabilité. De son côté, le ministre, Alexis Gisaro, a réaffirmé l’engagement de son ministère en faveur du programme des corridors de développement, rappelant que ces axes figurent de longue date parmi les priorités stratégiques du gouvernement congolais.
S’agissant de Kinshasa, les échanges ont également mis en avant la coopération avec la Banque mondiale en matière de planification urbaine, notamment face aux défis liés aux inondations, au changement climatique et à la gestion des déchets.
« À travers ce partenariat, le gouvernement congolais et la Banque mondiale entendent faire de l’urbanisation congolaise un levier de transformation durable, au service du développement, de la stabilité et du bien-être des populations », a précisé la source.
In fine, les discussions ont porté sur l’état d’avancement du projet PURUK à Kananga. La reprise de ce programme a été saluée par les deux parties, en raison de son impact attendu sur la stabilisation des têtes d’érosion, un enjeu majeur pour de nombreux centres urbains du pays.
Prince OKENDE