La ministre de l’Enseignement Supérieur et Universitaire Marie-Thérèse Sombo a alerté vendredi 30 janvier, le conseil des ministres sur la situation critique des sites de Kipopo et Yangambi de l’Institut National pour l’Etude et la Recherche Agronomique (INERA), pilier de la biodiversité nationale.
Selon le rapport présenté, plus de 700 hectares ont été illégalement soustraits sur chacun des deux sites. Le personnel de l’INERA, chercheurs et agents, est également victime de violences et de tortures de la part de personnes identifiées comme des « prédateurs ». Certains hauts gradés des Forces armées de la RDC (FARDC) et de la Police nationale seraient impliqués dans ces spoliations.
Face à cette situation, la ministre de l’ESU a préconisé la création d’une Commission Interministérielle de crise, coordonnée par la Primature et regroupant les ministères régaliens de la Défense, de l’Intérieur, de la Justice, des Mines, des Affaires Foncières et de l’Urbanisme.
Cette commission aura pour missions :
-La suspension immédiate de toute transaction foncière sur les sites et l’annulation des certificats d’enregistrement frauduleusement délivrés ;
-La notification de déguerpissement des occupants et la démolition des constructions anarchiques sur les parcelles expérimentales ;
Le bornage et la délimitation physique des concessions ;
-La réalisation d’un audit scientifique pour évaluer les dommages sur les essais chronologiques ;
Le déclenchement de poursuites administratives et judiciaires, y compris pénales, contre toutes les personnes impliquées.
Le conseil des ministres a adopté ces mesures, tout en affirmant la volonté de l’État de protéger le patrimoine scientifique et la biodiversité nationale.
Célestin KAZADI