Le Fonds monétaire international (FMI) prévoit de renforcer son appui technique au gouvernement congolais dans le cadre de la mise en œuvre progressive du budget-programme, un pilier de la réforme de la gestion des finances publiques engagée par la République démocratique du Congo.
La question a été au centre d’une entrevue tenue vendredi 13 février à Kinshasa entre une délégation d’assistance technique du FMI, conduite par Amina Bambara Billa, conseillère résidente en gestion des finances publiques au FMI AFRITAC Centre et le vice-Premier ministre, ministre du Budget, Adolphe Muzito.
À l’issue des échanges, la responsable de cette institution de Bretton Woods a rappelé que cette mission s’inscrit dans la continuité des réformes entreprises par le pays depuis l’adoption de la loi organique relative aux finances publiques, qui encadre la transition vers une budgétisation axée sur les programmes et les résultats.
« La République démocratique du Congo a engagé une réforme majeure visant à passer d’une logique budgétaire classique à un budget-programme. Un travail substantiel de cartographie administrative et de structuration des politiques publiques en programmes budgétaires a déjà été réalisé », a-t-elle indiqué.
De son avis, l’objectif principal de la mission consiste à évaluer la conformité des outils développés avec les standards internationaux avant leur ancrage institutionnel.
« Nous accompagnons les acteurs nationaux afin de vérifier que les programmes budgétaires définis répondent aux normes internationales. Cette étape est essentielle pour garantir leur adoption dans un cadre crédible et soutenir une gestion publique davantage orientée vers la performance », a précisé Amina Bambara Billa.
La mission, qui s’étend sur deux semaines, prévoit un travail rapproché avec les administrations sectorielles à travers des ateliers techniques ciblés. « Nous allons travailler ministère par ministère pour mener une revue qualité des programmes digitalisés. Il s’agit de consolider un consensus technique et de favoriser une appropriation nationale des nouveaux outils », a-t-elle ajouté.
Cette démarche vise notamment à faciliter la mise en place d’instruments structurants tels que le cadre de dépenses à moyen terme sectoriel et le projet annuel de performance par programme, considérés comme des leviers clés de la budgétisation par résultats. Une séance de restitution technique est prévue à la clôture de la mission. Elle réunira l’ensemble des parties prenantes afin de valider les recommandations formulées et de fournir aux autorités une base opérationnelle pour la poursuite de la réforme, en perspective de la généralisation du budget-programme.
David Mbuta, Stagiaire