Le gouvernement congolais a annoncé, le 26 février à Kinshasa, la candidature de Juliana Amato Lumumba au poste de secrétaire générale de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), selon un communiqué du ministère de la Communication et Médias.
À travers cette candidature, les autorités congolaises affichent leur ambition de contribuer au renouveau institutionnel et au rayonnement politique, culturel et économique de l’espace francophone, dans un contexte marqué par des mutations géopolitiques et numériques rapides.
« En présentant la candidature de Madame Juliana Amato Lumumba, la RDC souhaite contribuer à une Francophonie plus moderne, plus inclusive et plus proche des peuples. Son parcours exceptionnel, son engagement pour les femmes et les jeunes, et sa vision d’une Francophonie solidaire en font une candidate de conviction et d’action », a déclaré Crispin Mbadu Phanzu, ministre délégué près la ministre d’État des Affaires étrangères, en charge de la Francophonie et de la Diaspora congolaise.
Forte de plus de trente ans d’expérience dans la gouvernance publique, la diplomatie culturelle et la coopération internationale, la candidate revendique un profil à la croisée des sphères politique, économique et académique. Diplômée de l’École des Hautes Études en Sciences Sociales (EHESS) de Paris, elle a occupé plusieurs fonctions gouvernementales en RDC, notamment celles de vice-ministre de la Culture et de l’Information, puis de ministre de la Culture entre 1997 et 2001.
Parallèlement à son parcours institutionnel, Juliana Amato Lumumba a développé des activités entrepreneuriales dans le conseil, la communication et le commerce international, une expérience présentée comme un atout dans la compréhension des dynamiques économiques africaines et des enjeux liés au développement du secteur privé.
Sur le plan continental, elle a exercé les fonctions de secrétaire générale de l’Union des Chambres de Commerce et d’Industrie africaines (UACCIA), basée au Caire, entre 2007 et 2015. Depuis, elle intervient comme conférencière internationale sur des thématiques liées à l’intégration régionale, à l’entrepreneuriat africain et à la promotion des femmes dans l’économie.
Selon le gouvernement, sa candidature repose sur cinq axes structurants : un leadership politique exercé au plus haut niveau de l’État, une expertise en intégration économique régionale, une expérience en diplomatie culturelle, un engagement en faveur de la promotion du genre et une maîtrise de plusieurs langues (français, arabe, anglais, lingala et swahili).
À travers cette démarche, Kinshasa entend positionner la RDC comme un acteur central des débats stratégiques au sein de l’OIF, avec l’ambition de promouvoir une Francophonie davantage orientée vers l’intégration économique, l’innovation et l’accompagnement des transitions numériques et culturelles du XXIe siècle.
Prince OKENDE