La haute hiérarchie de la Police nationale congolaise (PNC) a plaidé, mercredi 4 février à Kinshasa, auprès du Vice-Premier ministre et ministre du Budget, Adolphe Muzito, pour un appui accru de l’État en vue d’améliorer les conditions de vie et de travail des policiers, moderniser les infrastructures et renforcer les effectifs.
Conduite par le commissaire général Benjamin Alongaboni, la délégation policière a été reçue au cabinet du ministre, au Centre financier de Kinshasa. Les échanges ont essentiellement porté sur les préoccupations budgétaires de la PNC à l’échelle nationale.
Selon le chef de la police, cette démarche visait à la fois une prise de contact officielle avec le patron du Budget et une présentation formelle des besoins prioritaires de l’institution sécuritaire.
« Depuis sa prise de fonctions, nous n’avions pas encore eu l’occasion de le rencontrer. Nous en avons profité pour lui exposer l’ensemble de nos préoccupations en matière budgétaire », a-t-il déclaré à l’issue de l’audience.
D’après Benjamin Alongaboni, les discussions ont permis d’aborder de manière détaillée les contraintes financières auxquelles fait face la police, notamment en ce qui concerne l’amélioration des conditions sociales des agents, jugées déterminantes pour le bon fonctionnement des services.
Le commissaire général a salué la « réceptivité » d’Adolphe Muzito, indiquant que le membre du gouvernement a pris acte des doléances formulées. « Nous lui avons exposé tous nos problèmes. Il en a pris acte et nous attendons désormais les retombées », a-t-il affirmé.
La PNC est d’avis que la question budgétaire conditionne la réussite de ses réformes structurelles, notamment la modernisation des infrastructures et le renforcement des effectifs sur l’ensemble du territoire national, dans un contexte sécuritaire marqué par des défis persistants.
À l’issue de la rencontre, la délégation policière s’est dite satisfaite de l’attention accordée par le ministre du Budget, exprimant l’espoir de voir des solutions « idoines » apportées dans un délai jugé raisonnable.
Pour la hiérarchie policière, ces réformes sont essentielles « à la survie de la police », soulignant que l’amélioration des conditions de vie des agents constitue un préalable à une prestation sécuritaire plus efficace au service de la population.
David Mbuta, Stagiaire